Mamounia

Les secrets, les tribulations et le quotidien d'une mère au foyer de 5 enfants

14 octobre 2009

7ème étape-2 : Typhoon Lagoon

Bon, je sais, je mélange tout le monde avec mes photos de piscine et de soleil quand on a eu notre première neiginette aujourd'hui mais j'ai un peu de mal à me suivre moi-même.  On continue le voyage aux Etats de cet été, voilà... Et un peu de chaleur par procuration, cà fait du bien non?

Lever très tôt (on n'est pas habitués en vacances, on dort tellement bien en motorisé et on se lève tellement tard d'habitude!) pour être à Typhoon Lagoon dès l'ouverture.  Au  prix que cela coûte autant en profiter jusqu'à la dernière goutte (ou plutôt jusqu'à la première goutte de l'orage quotidien qui attaque habituellement vers 3 heures pm). 

À 8 heures, nous sommes donc à l'arrêt de l'autobus, à 5 minutes de marche de notre site, et à 9 heures, nous attendons fébrilement en compagnie de centaines d'autres maillotés (certaines en bikini, les préférées des sauveteurs!).

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Nous passons beaucoup de temps dans la 'piscine' à vague (pas de 's', une seule vague, mais toute une!!! Juste à écouter le hurlement crescendo des baigneurs à l'approche de la bête et on peut imaginer...).

Comme prévu, la pluie nous chasse au milieu de l'après-midi mais nous avons de toute façon profité à plein de tous les machins mouillants, inondants, aspergeants et terrifiants (ne me parlez plus de descendre sur le dos un espèce de canal-tunnel à pic, je n'ai jamais hurlé comme cà - j'ai battu mon record le lendemain sur l'Everest mais c'est une autre histoire).    Soirée tranquille à véloter et pisciner au camping.  Et à nous effarer sur le pourcentage effrayant de méga-obèses dans la piscine. Ou en-dehors, en train de grignoter des monceaux de frites à 4 heures de l'après-midi...

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20 septembre 2009

7ème étape : Walt Disney World

Nous partons aujourd'hui en direction d'Orlando, à 45 minutes de là.  Tôt le matin, je vais faire un dernier tour au bord de la rivière pour tenter de voir des lamantins qui, malgré le fait qu'ils migrent dans des eaux plus chaudes l'été, reviennent quelquefois faire un tour vers la source et que l'on peut voir certains jours.  Pas de chance, nous n'en verrons pas mais nous verrons une dernière fois les gros poissons qui abondent dans cette eau cristalline.

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Notre GPS nous guide encore une fois sans faillir jusqu'à Orlando et, à quelques kilomètres du camping, nous décidons qu'il est temps de chercher une épicerie pour faire nos achats pour les 4 prochains jours. Une fois que nous serons installés au camping, pas question d'en ressortir parce qu'il manque un item essentiel à notre survie ou de dépenser deux fois le prix pour une pinte de lait ou du pain au dépanneur du camping!  Mais, là, surprise, alors que nous cherchons l'épicerie la plus proche, nous passons sous les portes du Royaume de Disney. 

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À 6 kilomètres du camping!  Le Royaume est grand en titi, il ne contient par contre pas d'épicerie et pas de route facile pour faire demi-tour!  Non, une fois que vous y êtes entrés, on essaie de vous y garder le plus longtemps possible.  Grrr... Malgré l'aide du GPS, nous devons faire maints tours et détours pour enfin sortir des tentacules disneyéennes et trouver une épicerie normale sans oreilles de Mickey en devanture.  Nous faisons nos achats et retournons bravement dans l'antre de Mickey.

Premier choc (enfin, deuxième, après avoir constaté l'immensité du site) : en arrivant au camping, les employés sont en train de laver à grande eau l'asphalte autour des bâtiments d'accueil.  Tiens, ce ne doit pas être illégal ici...  Nous découvrirons par la suite que les tuyaux d'arrosage entreposés à chaque site ne sont pas une gracieuseté de Disney pour nous faciliter le branchement à l'eau potable mais plutôt un outil de travail des employés qui nettoient scrupuleusement chaque site à grande eau (potable) après les séjours de chaque campeur.  Ouf l'écologie!

Il est environ 16h00, trop tard pour  les parcs à thème mais assez tôt pour profiter de la soirée.  Nous soupons tôt et partons découvrir les transports de Disney.  L'autobus s'arrête partout dans le camping et nous amène jusqu'à la sortie où nous attendent d'autres autobus qui sillonnent tous les secteurs du Royaume, tous les parcs, hôtels, etc.  C'est impressionnant et très efficace.  Nous ne voyagerons pendant 4 jours que de cette façon (et gratuitement).  Et en vélo dans le camping, immense et démesuré comme tout le reste.

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Le temps est orageux et nous descendons sous la menace d'une bonne pluie tropicale à Disney Downtown.  La pluie nous rejoindra quelques minutes plus tard et nous accompagnera pendant une bonne heure, nous forcant à faire de petits bonds de lièvres effarouchés entre les différentes boutiques, toutes plus clinquantes et chères les unes que les autres.  De quoi faire tourner la tête de tous les mini-consommateurs du monde.  Et des amateurs de Disney.  Nous résistons.  Avec un peu de mal pour Manu dans la boutique Legos, pour Jacques chez Harley-Davidson, Catou à la boutique art-déco-rococo-rétro (la plus originale et intéressante de l'endroit, il faut l'avouer!), Magali dans les bonbons et moi... bof... Mickey et Minnie ce n'est pas mon truc.  Il n'y a pas une boutique Obama-Mania ici??  Pfff...

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09 septembre 2009

Blue Springs State Park, jour 2

Le lendemain, le camping s'est en partie vidé.  Espérons que ce sera aussi vrai pour la rivière.  Nous descendons assez tôt avec nos matelas.  Je ne me suis pas baignée hier, cette fois je suis bien décidée à trouver le courage de le faire.  Même s'il faut que je le cherche longtemps (le courage)!

Nous prenons la jolie passerelle qui nous fait remonter la rivière.  Il nous suffit ensuite de nous glisser dans l'eau (ultra-brrrrrr) et de nous laisser porter par le courant jusqu'à l'autre bout.  En regardant les poissons avec nos masques et tubas. Fascinant et ultra-zen.  J'en oublie que l'eau est glaciale. 

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Des poissons-nettoyeurs, familièrement appelés "monstres" par notre famille...

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Un tilapia (gros lapia!), le poisson préféré de Manu (dans son assiette)

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Des longnose (franchement, ils auraient pu se forcer un peu pour le nom!), la photo est tirée
de ce site, on en a vu des dizaines (de 1 à 2 pieds de long)


Sous la pression enfantine, nous louons un tube pour une heure (il ne servira finalement que pour deux descentes).  Il y'a beaucoup moins de monde qu'hier mais, à partir de 11 heures, le site se remplit plus rapidement.

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08 septembre 2009

6ème étape : Blue Springs State Park

Dimanche 2 août : la dame à l'entrée du Blue Springs State Park nous ayant assuré que nous pouvions nous présenter à partir de 13h00, nous y sommes à 13h00 pile.  Surprise : la même dame, encouragée par sa pit-bull collègue nous annonce que nous ne pourrons pas entrer avant 15h00.  Nous protestons vigoureusement, la dame nous rétorque qu'une nouvelle loi passée la journée même interdit aux campeurs l'entrée du parc avant 15h00.  Duhhhh... Bien sûr....

Nous rebroussons chemin, de très mauvais poil.  Bon, eh bien, allons visiter les magasins de Orange City!  Finalement, ces deux heures de niaisage nous auront coûté une centaine de $ d'achats plus ou moins utiles au Walmart du coin. Pffff. 

Évidemment, à 3h01, nous sommes devant le kiosque d'entrée où la dame, tout sourire (hypocrite!), nous accueille enfin! Nous pouvons nous installer sur notre site.  Je suis un peu déçue, je m'attendais à une végétation luxuriante et subtropicale comme ce que nous avions eu dans les deux derniers state parks mais l'environnement est plutôt ordinaire.  Mais, bon, nous sommes juste à côté du chemin qui mène à la rivière, c'est ce qui est important!

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Vite vite, on met nos maillots et on va explorer cette fameuse rivière qui tire son nom de la source qui l'alimente et qui maintient ses eaux à une température constante de ...72 degrés!  Il a beau faire très chaud, je doute un peu de mon courage à sauter dans une eau si froide (en bas de 87 degrés, c'est trop froid pour moi!).  Bon, nous verrons bien. 

Ouf... Que de monde!!!! Le stationnement est rempli à pleine capacité et il n'y pas un mètre carré d'herbe qui ne soit pas pris par des pique-niqueurs, baigneurs, promeneurs... Beaucoup d'ados, beaucoup de familles, nous sommes un peu déboussolés, peu habitués à une foule pareille dans les endroits où nous campons!  Nous nous frayons un chemin jusqu'à l'un des quais qui nous permet de descendre (ou sauter) à l'eau et nous nous immergeons courageusement.  La nature est magnifique, je retrouve la végétation que j'aime tant et l'eau est d'une couleur turquoise unique. 

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Refuge de lamantins


Oui, oui, Jacques sait nager mais le courant est tellement fort qu'il est difficile de nager à contre-sens!

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02 septembre 2009

5ème étape : Orange City RV Resort

Nous sommes nomades dans l'âme.  Quand nous aimons beaucoup un endroit, nous y restons 3 jours.  Quand nous l'aimons vraiment beaucoup, 4.  Très rarement plus.  C'était différent quand nous avions notre tente-roulotte à cause de tout le montage et démontage nécessaires, c'aurait été trop compliqué de changer souvent de camping.  Mais avec le motorisé, c'est la simplicité même.  Si nous ne comptons pas rester longtemps, nous ne décrochons pas les vélos et nous ne sortons pas les chaises.  Au pire, nous avons juste à brancher l'électricité.  Donc l'installation et le départ sont rapides!

Nous décidons donc de partir une journée plus tôt que prévu vers le Blue Springs State Park.  Pas que nous n'ayions pas aimé le Silver River State Park mais nous avons l'impression d'en avoir fait le tour et nous avons hâte de découvrir de nouveaux endroits.  Une heure plus tard, nous sommes à Orange City et nous approchons du Parc.  Malheur : près de l'entrée, nous sommes arrêtés par une longue file d'autos qui attendent toutes d'entrer au Parc.  Je me souviens alors avoir lu que, certains jours très affluents, le Parc ferme lorsqu'un certain nombre de visiteurs est atteint.  Il y'a encore l'espoir que le camping ne soit pas plein mais la préposée se fait un plaisir sadique de nous annoncer (avec l'air de nous trouver pas mal innocents) que le camping est évidemment plein, de revenir le lendemain (dimanche).  Zut.

Nous pique-niquons dans un parc municipal pas loin pendant que je feuillette frénétiquement le gros livre sur les campings en Amérique du Nord.  Pas d'autre State Park à proximité, nous devrons nous rabattre sur les campings privés.  Je choisis le moins cher, on vérifie s'il y'a de la place et, hop, direction le "Orange City Rv Resort", à quelques kilomètres de là. Iiik, heureusement que ce n'est que pour une nuit, les campings-stationnements, ce n'est vraiment pas à notre goût!  Mais la piscine ouverte 24h/24 compense, et les enfants sont finalement bien heureux de cet arrêt-surprise.  Surtout que quelques palmiers et des tables accueillantes au bord de la piscine nous feraient presque penser que nous sommes sur une île des Antilles!

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Pas besoin de grand chose pour s'amuser en camping : un mashmellow et des canettes vides!

Les gens sont très accueillants, nous rencontrons même des québécois qui sont installés ici depuis 3 semaines et vantent le calme de l'endroit (hum, avec l'autoroute à 500 mètres, on n'a pas la même notion de "calme"!  Et nos voisins d'en face passeront la nuit à faire la samba, pénible...).  Le "concierge" du camping nous aide même à réparer notre motorisé dont le radiateur fuit (ou le chauffage, je ne sais pas trop, bref, quelque chose coule et c'est bien embêtant) en nous fournissant un petit bout de tuyau de pvc que Jacques utilisera pour réparer le bris - il est bon mon homme!). J'en profite aussi pour faire mon lavage, moins plate de le faire ici que de le faire quand la nature nous entoure et nous appelle "alleeez, viens te promener, lâche ton lavage!!".

Bref, une petite parenthèse pas si ennuyeuse que cà finalement... Et, demain, le Blue Springs nous attend!

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19 août 2009

Boycottage en vue

Situation no 1 : des passagers embarquent sur un  vol d'American Airlines à Montréal, à destination de Miami où les attend 2 heures plus tard leur connexion sur Aerosur à destination de Santa Cruz, Bolivie.

American Airlines est en retard, les passagers manquent leur connexion pour la Bolivie. 
Réaction d'American Airlines : "on a rempli notre contrat, on vous a amenés à Miami, débrouillez-vous pour la suite.
Réaction d'Aerosur (qui ne sont aucunement responsables du retard d'AA): "Malheureusement, on ne peut rien faire pour ce soir, mais on vous réserve 3 places pour le vol dans 2 jours (sans frais de changements, rien)".

Situation no 2 : au retour, une passagère de 15 ans embarque sur un vol d'Aerosur, à Santa Cruz, à destination de Miami où l'attend, 6 heures plus tard (on n'a pas pris de chance!) sa connexion sur American Airlines, à destination de Montréal.

Aerosur est en retard, la passagère de 15 ans - alias Isabelle, manque sa connexion de American Airlines.
Réaction d'Aerosur : "on a rempli notre contrat, on vous a amenés à Miami, débrouillez-vous pour la suite.""Ne vous inquiétez pas, on s'occupe de vous réserver un billet pour demain et on vous donne un bon d'échange pour une chambre d'hôtel".
Réaction d'American Airlines : "Malheureusement, on ne peut rien faire pour ce soir, mais on vous réserve 1 place pour le vol demain matin (sans frais de changements, rien). "Cà va être 576$ pour le nouveau billet".

Finalement, Isabelle a quand même réussi à avoir un billet pour le lendemain grâce à l'insistance d'Aerosur mais devinez qui nous allons boycotter à l'avenir???

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17 août 2009

1ère étape d'un superbe voyage

Eh oui, nous avons réussi notre défi : parcourir 5000 km avec un motorisé que je croyais bon pour la poubelle il y'a un an!  Bravo au super mécanicien maison qui a travaillé fort pour que nous fassions ce magnifique voyage.

Première étape du 24 au 27 juillet :  Washington, nous revoilà!

Le 24 juillet, nous partons vers 7h30 de Aylmer, direction Washington, où nous espérons arriver vers 17h00.  Au coin de la rue, nous devons arrêter pour courir récupérer un cap de roue qui vient de se faire la malle.  Bon.  Quelques heures plus tard, c'est le "check engine" qui s'allume et qui nous donne des sueurs froides.  Nous arrêtons dans un "truck stop", par hasard-fait-bien-les-choses à côté d'une dépanneuse dont le conducteur vient gentiment examiner notre moteur et déclare qu'il ne voit rien d'inquiétant.  Et, de fait, lorsque nous repartons, le "check engine" s'éteint.  Il se rallumera de temps en temps pendant le voyage, juste pour nous rappeler que nous conduisons un truc qui a 22 ans et pas nécessairement toutes ses dents.

À cause des nombreux bouchons causés par la construction, nous n'arrivons que vers 19h00 à notre superbe site de camping, un parc municipal en pleine ville, où les chevreuils gambadent et les arbres abondent.  Nous y resterons 2 jours, 3 nuits (avec un déménagement de site pour cause de boue envahissante) et nous en profiterons pour re-visiter le Zoo de Washington et visiter quelques musées (celui de l'espace et celui de l'holocause - bouleversant).  Tous ces endroits sont gratuits et le camping ne coûte que 16$, pas cher pas cher!  Et nous nous promenons autour des monuments traditionnels avec la chaleur traditionnelle de l'été, un bon 35 degrés à l'ombre...

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28 juillet 2009

Un peu de tout

Coucou!  Nous sommes présentement à Raleigh, à 2500 km de chez nous, chez la cousine de Jacques (et sa maman -de Jacques - qui y passe 3 semaines).

Le motorisé se comporte comme un chef, une seule petite fuite pour l'instant, par la fenêtre du plafond de la salle de bain, fuite qui n'inquiète pas trop Jacques.  Heureusement, il ne pleut pas souvent pour le moment, c'est le style très beau et TRÈS chaud la journée et quelques orages en soirée et la nuit.  Nous avons passé deux journées pleines à Washinton dans le superbe parc Greenbelt, en pleine forêt au milieu de la ville.  Malheureusement nous n'avons pas vu mon ami  Barack, mais nous avons visité le zoo et plusieurs musées, dont le musée de l'Holocauste, très émouvant et très bien fait pour les enfants.

A Raleigh, nous avons campé au Falls Lake State Park, sur un site magnifique au bord de l'eau, le genre de sites qui serait réservé 6 mois à l'avance au Québec ou en Ontario et que nous avons pu avoir sans réservations (apparemment, d'après la cousine, les américains sont trop occupés à travailler pour prendre des vacances, tant mieux pour nous mais dommage pour eux...). 

Ce soir, nous squattons dans l'entrée de la cousine et demain, nous partons vers la Floride avec probablement un arrêt dodo à Savannah, pour couper en deux le 1000km de voyage.

Dernières nouvelles de la Bolivie : ils ont survécu à la Giardiase, à la Salmonelle et SURTOUT au trajet du retour!

Chers amis,

Oû en étais-je? Ah oui! Malades(salmonellose et giardias), nous avons été traités avec grand respect et courtoisie par un md attitré à l'hôtel oû nous logeâmes la semaine du 19 juillet.  Entre les nausées et les diarrhées, nous avons donc pu visiter, toujours essoufflés par le fait de l'altitude et la fatigue, quelques places de Cusco, jolie ville aux accents coloniaux, mais par-dessus tout, fière de ses origines Quechua, descendants de ce que l'on nomme, à tort, ai-je compris, les "Incas", car "Inca" signifierait "chef" de ces premiers habitants, qui, au fond, ont maintenu leur langue et culture envers et contre tous (on dirait du "déjà vu"), la culture Quechua.

Donc, grève des transports ce mardi-là, le 21 juillet, puis, finalement, on se rend au terminus d'autobus le lendemain matin avec tout le bazaar, pour apprendre qu'aucun autobus ne part pour Puno, passage obligé pour accéder à la Bolivie...Retour à la case départ, c'est-à-dire que notre ange-gardien, Yessica nous accueille in su casa, a Cusco, chez ses propres parents.  Nous "squattons" su casa toute la journée sauf pour quelques heures au resto et dans un "marché noir" où tous les films dont vous avez toujours rêvé sont disponibles...en copie, même Harry Potter 6 !!!  Il paraît que la police aurait essayé de faire fermer cet endroit, et que les commercants se seraient embarrés avec les policiers, menacant de mettre le feu au marché! Et c'est depuis ce temps, les marchands ne se sont plus fait embêter !!

On a visionné sur l'ordi de Yessica un film de science-fiction, puis un autre film, que je présenterai à Ciné-frange, et dont, évidemmment je ne vous révèlerai pas le contenu, ni le titre, d'ailleurs, mais je peux vous dire que ce fut bouleversant.

21h : on s'entasse dans 2 taxis pour le terminus, toujours accompagnés de Yessica.

On s'apprête à passer le guichet: pas possible car on avait oublié de payer la taxe...Chargés comme des mulets, on attend que Thierry y aille, puis, enfin, une fois les bagages engouffrés dans le ventre du bus, on s'y installe, au 2e étage. Il a l'air confortable.

Les minutes passent, le bus recule pour s'enligner pour la sortie, puis, il ....s'immobilise, tous moteurs coupés...Quoi encore?!

Il y avait plein de jeunes dans ce bus qui chahutaient.  On est parti avec 1h de retard...Vous pouvez vous imaginer qu'y en avait marre !!! Bactéries, parasites, grève, et ...là, le bus qui ne veut pas quitter Cusco!  On aurait dit que le "nombril du monde" voulait nous retenir en son sein !  Bon! en fait, Thierry a analysé la situation et il semblerait que notre bus, "overbooked" comme on dit en Espagnol, cela aurait frustré les passagers qui n'auraient pas trouvé de sièges et que ceux-ci, enragés, auraient gardé fermée la grille du terminus, de telle sorte qu'on n'a pu en sortir que lorsque l'un de nos passagers prît sur lui d'aller forcer la fameuse grille, revenant en héro dans notre bus, sous les applaudissements et les cris de joie de tous !

Ce fut un départ pour 7h de routes cahoteuses, dans un bus super-luxueux...sans chauffage: un peu comme faire le voyage Montréal-Gaspésie en janvier...sans chauffage!  Mon poncho n'arrivait pas à me tenir au chaud, et la nuit fut blanche de frimas!

Arrivée à Puno vers 8h am, nous dûmes changer de bus, encore avec le traditionnel cafouillage.  2h de route jusqu'à la frontière. Tous les passagers quittèrent le bus pour s'enligner aux douanes péruviennes, puis aux boliviennes.  Puis, pour 15 minutes de route, jusqu'à Copacabana en "trufi", sorte de minivans très fréquemment empruntées par les boliviens comme transports en commun. Changement de bus, encore, à Copacabana, ferry pour la traverse du Lac Titicaca, reprise du bus de l'autre côté (car le bus allait, lui, sur une barge, et nous, dans un petit bateau), et 3h de route pour La Paz, où notre cher chauffeur nous laissa à ...7 coins de rue du terminus!  Allez savoir pourquoi!  Donc, tout mulet que nous étions, croûlant sous tous nos sacs, traversant les rues anarchiques de LaPaz, fourmilière au fond d'une cuvette entourée de montagnes aux neiges éternelles, après avoir failli être écrasés 4 fois par les automobilistes pire que les québécois( imaginez!!), nous parvînmes au terminus d'autobus de La Paz, pour se faire assaillir par plein de vendeurs de billets d'autobus qui s'insultaient mutuellement pour avoir nos bolivianos...Exaspérés par ces vautours qui tournaient autour de nous, Christine et Thierry finirent malgré tout par nous mettre sur un bus qui devait partir 5 minutes auparavant.  Et hop! On repart pour l'aventure!  Cette fois-ci, 9h de route à faire pour Cochabamba.  Ce fut fait sans ambages, mais évidemment, fourbus, le dos qui me faisait mal, alors que recroquevillé pendant les 24h de bus, et après avoir franchi les murailles entourant Cochabamba, nous fûmes cueillis à Quillacollo, par Don Ruben, un homme de Quillacollo, banlieue de Cochabamba, et tous entassés dans le pick-up nous fîmes 2 km avant de s'échoir à l'IER, la mission des Soeurs de l'Immaculée-Conception.  Enfin, enfin parvenus "chez nous", si l'on peut dire!  On ne l'avait pas volé, celle-là!

Accueillis par Soeur Cani, jeune cubaine, et par une bonne soupe de malade (poulet et riz), nous allâmes nous réfugier dans nos lits et...dormir dans un lit confortable et assez chaud pour ne plus avoir à dormir tout habillé, enfin!!

Voilà.

Je vous relaterai les faits du 24 jusqu'à notre départ de Cochabamba, le 29 juillet en soirée, à Miami, si je trouve un ordi, car j'aurai alors environ 6h avant de prendre le vol Miami-Montréal, notre arrivée étant prévue pour le 30 juillet à 16:44h, heure de Montréal.

Hasta luego, amigos y amigas!

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22 juillet 2009

Dans 2 jours

Nous partons dans 2 jours... Premier arrêt : Washington, 2-3 jours.  Ensuite un dodo à Raleigh pour aller voir la cousine de Jacques puis, si le motorisé va bien, nous partons vers la Floride, destination Silver River State Park, Blue Spring State Park et Fort Wilderness (Walt Disney Word), pour finir par Hunting Island en Caroline du Sud et retour vers le 15 août.

Notre itinéraire a changé de nombreuses fois, pour de nombreuses raisons, la dernière étant que les parcs où je comptais aller sans réservation étaient pleins et archi-pleins aux dates prévues.  Du coup, hier soir, recherche effrénée pour en trouver d'autres qui respectent nos critères : nature, canot, sentiers, animaux exotiques, et, autant que possible, de l'électricité surtout pour l'air climatisé, indispensable à 30 degrés et plus.

Le Silver River State Park a attiré mon attention et vous comprendrez pourquoi en voyant ces photos :

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C'est un parc où a été tourné une partie du film Tarzan, d'où les singes qui y sont restés après le tournage... Sans parler de la magnifique rivière, parait-il un vrai paradis pour le canot (mais pas pour la baignade, vous comprendrez pourquoi!).

Quant au Blue Spring State Park, il accueille des mainates (oups, j'ai dit "mainates", je voulais dire "lamantins"!!!)  l'hiver (ah que j'aurais aimé en voir!) et l'été il est possible d'y faire du "snorkel" dans ses eaux cristallines.  Un très beau parc aussi pour les balades, la baignade et le vélo.

Ne reste qu'à croiser les doigts pour que le motorisé se rende jusque là!

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01 juillet 2009

Elle est partie! Heu... non. Ah oui!

J'avais des doutes quand j'ai réservé le billet d'Isabelle pour la Bolivie.  Pourtant l'agente de voyage était formelle : 2 heures de jeu entre les vols de Montréal-Miami et Miami-Cochabamba, c'était amplement suffisant!  Et même American Airlines, que j'avais appelé deux jours avant le départ, me l'avait confirmé.

Mais l'incertitude subsistait lorsque nous sommes arrivés à l'aéroport de Montréal dimanche.  Et elle a quintuplé quand nous avons vu que le vol vers Miami était retardé de 30 minutes.  Même l'agent d'enregistrement n'a pas réussi à me rassurer en m'assurant que nos voyageurs auraient bien le temps d'attraper leur deuxième vol...

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Les nombreux bagages sont enregistrés (bravo Fab, le sac le plus lourd pèse 200g de plus que le poids maximum autorisé, bon travail!) , les au-revoirs trop brefs, les voilà partis en salle d'embarquement. Et nous voilà repartis vers nos demeures respectives, le coeur un peu lourd.

Arrivée à la maison, je me précipite sur l'ordinateur pour surveiller les arrivées à l'aéroport de Miami.  Leur départ était prévu pour 17h40, ils sont finalement partis 41 minutes en retard. Leur vol suivant est à 23h00.  21h30.  21h45. 21h51.  Ah ils sont arrivés!  Il leur reste 1h09 minutes pour récupérer leurs bagages et aller s'enregistrer à Aerosur, dans un autre terminal du même bâtiment.  Hum.  Qu'à cela ne tienne, je vais avertir les agents d'embarquement qu'ils arrivent!  Vive Internet, je trouve sans trop de difficultés et quelques téléphones, le numéro de téléphone du comptoir d'embarquement d'Aerosur à Miami.  J'appelle et, malheur, l'employé m'annonce qu'ils ferment le comptoir dans une minute et que, bien dommage, pour ma fille de 15 ans qui voyage toute seule (ben oui, j'ai essayé d'attirer leur pitié et leur compréhension, nada!), elle manquera sa connexion!  Pas moyen de le convaincre d'attendre quelques minutes, il a hâte de retourner chez lui.  Shnoutte.  Le pire, c'est que je découvrirai 30 minutes plus tard que le vol est parti...15 minutes en avance sur son horaire!!!!

J'annonce à Jacques et à la femme de notre ami qui accompagne Isabelle, avec sa fille, la mauvaise nouvelle.  Nous sommes catastrophés, surtout que le vol suivant est seulement 2 jours plus tard et que nous ne savons pas s'ils devront racheter de nouveaux billets, etc. Évidemment, 45 minutes plus tard, notre ami appelle aussi sa femme pour lui annoncer la nouvelle qu'elle sait déjà et il lui dit qu'Aerosur leur a dit de contacter leur agent de voyage.  Merci pour le support! 

Il est minuit.  Nous attendons d'autres nouvelles mais la nuit passe et rien.  À 2 heures du matin, je contacte notre assurance-voyage pour savoir s'ils sont couverts (normalement oui) et à 2h30, j'appelle American Airlines pour compléter une déclaration pour notre assurance.  J'envoie aussi un courriel à l'agence de voyages pour les aviser du problème et les informer que je les en tiens responsables.  Je finis par me coucher vers 3 heures pour me relever vers 5h15, anxieuse d'avoir des nouvelles.  À 8h30, j'appelle sa femme qui n'a pas de nouvelles non plus.  Elle (et ma belle-soeur en Bolivie) pense que notre ami s'est trouvé un vol et qu'il est présentement en route vers la Bolivie, raison pour laquelle il n'appelle pas.  Moi je pense qu'il dort dans un hôtel mais je déteste toute cette incertitude et je décide de faire le tour des hôtels des environs de l'aéroport de Miami pour essayer de les trouver.  25 appels plus tard, pas de succès.  J'appelle ensuite les compagnies aériennes pour savoir s'ils se sont enregistrés sur un autre vol, rien non plus.

Je suis un peu inquiète car notre ami a des problèmes de dos et d'épaules et il s'est blessé un peu avant le voyage.  Alors de devoir promener 6 gros sacs un peu partout n'a pas du aider.  A ce moment, appel de l'agence de voyages qui m'avise que Benoit (notre ami) lui a envoyé un courriel (lui aussi) et qu'il lui a laissé un numéro de téléphone pour le rejoindre. AAAAH!  Donnez-moi ce numéro!  J'appelle aussitôt, insiste auprès de la réceptionniste à l'hôtel qui m'affirme qu'il n'y a personne à ce nom dans l'hôtel mais finit par trouver l'erreur, et je parle enfin à Benoit (que je réveille, oups). 

Il me raconte que, après avoir découvert qu'il avait manqué son vol, il a fait le tour de toutes les compagnies susceptibles de pouvoir l'amener en Bolivie mais n'a rien trouvé d'intéressant.  Aerosur lui ont vaguement dit qu'il pourrait avoir des places sur le vol de ... mardi soir (deux jours plus tard!) avec une pénalité de 150$ par billet et c'est finalement la solution la plus pratique et réaliste.  Il a donc rapatrié filles et bagages à l'hôtel le plus près et ils s'y reposeront pendant 2 jours avant leur prochain vol.  Les filles ont été super zens, Isabelle a même trouvé "cool" l'idée de dormir sur des bancs à l'aéroport, bref, on ne s'inquiète plus, tout va bien!

Et, hier soir, c'était le départ numéro 2.  Cette fois, ils se présentent 9 heures en avance à l'aéroport, pas de risque de manquer l'avion!  Je me remet à mon poste devant l'ordinateur pour surveiller les heures de départ.  Isabelle nous appelle de l'avion à 22h45, 15 minutes avant le départ prévu, elle est calme et contente, Benoit m'annonce qu'il a des compagnes de voyage extraordinaires. 

isa

Et voilà... Aux dernières nouvelles, elle était en train de caresser le fameux plus-si-bébé-que-cà lama qu'elle avait bien hâte de voir en vrai après l'avoir vu en photo sur le blog de mon frère... Donc, tout est bien qui finit bien!

Posté par Mamounia à 09:40 - vacances - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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