À la demande générale... de Une femme libre, de petites nouvelles d'Haïti.  Pas géniales.  Les pays retirent leur troupe les uns après les autres.  Bientôt, il ne restera que les ONG.  Pas encourageant quand on voit les résultats de leurs "actions" dans les pays sinistrés les dernières années (les Gonaïves en Haïti, le tsunami en Asie, pour n'en nommer que quelques-uns). 

Pendant ce temps, l'adoption est bloquée, ben les 3/4 des bâtiments administratifs sont tombés, cela prend quand même un minimum d'administration et de logistique pour réaliser des adoptions, et le gouvernement a bien d'autres priorités que les mille enfants qui étaient péniblement adoptés chaque année (une goutte d'eau quand on pense aux millions de sans-abris, je les comprends moi de mettre leurs énergies ailleurs!), alors, évidemment, les orphelinats en arrachent.  Merci encore aux parents qui ont eu le privilège et le bonheur d'accueillir leurs enfants plus rapidement grâce aux mesures d'urgences et qui s'offusquent de devoir payer les frais complets d'une adoption normale qui aurait pris jusqu'à 3 ans.  Plusieurs doivent envoyer les enfants ailleurs, leurs conditions de vie étant devenus trop précaires et difficiles, la plupart survivent difficilement et au jour le jour, c'est vraiment et de plus en plus l'enfer.  Mais ce n'est plus un sujet d'actualité et c 'est tellement facile et soulageant de penser à autre chose quand on n'a pas ces photos dérangeantes et culpabilisantes sous le nez .

Niveau parrainage, bof.  Bilan après le séisme : environ 350 demandes d'adoption (juste pour notre agence), 10 nouvelles demandes de parrainage.  Ce qui confirme ce que les parents adoptants ont toujours clamé , moi en premier : "arrêtez de nous féliciter pour notre altruisme et notre générosité, nous n'avons pas adopté pour sauver un enfant mais pour nous en premier!".  Parce que, sinon, les chiffres seraient exactement à l'inverse : 10 adoptions, 350 parrainages.  Cela dit, un immense merci à nos 10 nouveaux parrains!! 

Pas de nouvelles de la maman de Magali, mais c'est normal.  Les nouvelles étaient déjà extrêmement rares les dernières années et nous n'en avions que lorsque la responsable de Soleil des Nations allait en Haïti.  Elle n'y va plus. Mais nous travaillons fort à essayer de reprendre contact, j'ai bon espoir que, d'ici quelques mois, nous en saurons plus et que les nouvelles seront bonnes.  Elle n'habitait pas à Port-au-Prince mais dans une banlieue qui a été moins touchée...

Nos projets à court-terme : un puit à Cité-Soleil, la reconstruction d'une école là-bas et... on verra!