Mamounia

Les secrets, les tribulations et le quotidien d'une mère au foyer de 5 enfants

28 juillet 2009

Un peu de tout

Coucou!  Nous sommes présentement à Raleigh, à 2500 km de chez nous, chez la cousine de Jacques (et sa maman -de Jacques - qui y passe 3 semaines).

Le motorisé se comporte comme un chef, une seule petite fuite pour l'instant, par la fenêtre du plafond de la salle de bain, fuite qui n'inquiète pas trop Jacques.  Heureusement, il ne pleut pas souvent pour le moment, c'est le style très beau et TRÈS chaud la journée et quelques orages en soirée et la nuit.  Nous avons passé deux journées pleines à Washinton dans le superbe parc Greenbelt, en pleine forêt au milieu de la ville.  Malheureusement nous n'avons pas vu mon ami  Barack, mais nous avons visité le zoo et plusieurs musées, dont le musée de l'Holocauste, très émouvant et très bien fait pour les enfants.

A Raleigh, nous avons campé au Falls Lake State Park, sur un site magnifique au bord de l'eau, le genre de sites qui serait réservé 6 mois à l'avance au Québec ou en Ontario et que nous avons pu avoir sans réservations (apparemment, d'après la cousine, les américains sont trop occupés à travailler pour prendre des vacances, tant mieux pour nous mais dommage pour eux...). 

Ce soir, nous squattons dans l'entrée de la cousine et demain, nous partons vers la Floride avec probablement un arrêt dodo à Savannah, pour couper en deux le 1000km de voyage.

Dernières nouvelles de la Bolivie : ils ont survécu à la Giardiase, à la Salmonelle et SURTOUT au trajet du retour!

Chers amis,

Oû en étais-je? Ah oui! Malades(salmonellose et giardias), nous avons été traités avec grand respect et courtoisie par un md attitré à l'hôtel oû nous logeâmes la semaine du 19 juillet.  Entre les nausées et les diarrhées, nous avons donc pu visiter, toujours essoufflés par le fait de l'altitude et la fatigue, quelques places de Cusco, jolie ville aux accents coloniaux, mais par-dessus tout, fière de ses origines Quechua, descendants de ce que l'on nomme, à tort, ai-je compris, les "Incas", car "Inca" signifierait "chef" de ces premiers habitants, qui, au fond, ont maintenu leur langue et culture envers et contre tous (on dirait du "déjà vu"), la culture Quechua.

Donc, grève des transports ce mardi-là, le 21 juillet, puis, finalement, on se rend au terminus d'autobus le lendemain matin avec tout le bazaar, pour apprendre qu'aucun autobus ne part pour Puno, passage obligé pour accéder à la Bolivie...Retour à la case départ, c'est-à-dire que notre ange-gardien, Yessica nous accueille in su casa, a Cusco, chez ses propres parents.  Nous "squattons" su casa toute la journée sauf pour quelques heures au resto et dans un "marché noir" où tous les films dont vous avez toujours rêvé sont disponibles...en copie, même Harry Potter 6 !!!  Il paraît que la police aurait essayé de faire fermer cet endroit, et que les commercants se seraient embarrés avec les policiers, menacant de mettre le feu au marché! Et c'est depuis ce temps, les marchands ne se sont plus fait embêter !!

On a visionné sur l'ordi de Yessica un film de science-fiction, puis un autre film, que je présenterai à Ciné-frange, et dont, évidemmment je ne vous révèlerai pas le contenu, ni le titre, d'ailleurs, mais je peux vous dire que ce fut bouleversant.

21h : on s'entasse dans 2 taxis pour le terminus, toujours accompagnés de Yessica.

On s'apprête à passer le guichet: pas possible car on avait oublié de payer la taxe...Chargés comme des mulets, on attend que Thierry y aille, puis, enfin, une fois les bagages engouffrés dans le ventre du bus, on s'y installe, au 2e étage. Il a l'air confortable.

Les minutes passent, le bus recule pour s'enligner pour la sortie, puis, il ....s'immobilise, tous moteurs coupés...Quoi encore?!

Il y avait plein de jeunes dans ce bus qui chahutaient.  On est parti avec 1h de retard...Vous pouvez vous imaginer qu'y en avait marre !!! Bactéries, parasites, grève, et ...là, le bus qui ne veut pas quitter Cusco!  On aurait dit que le "nombril du monde" voulait nous retenir en son sein !  Bon! en fait, Thierry a analysé la situation et il semblerait que notre bus, "overbooked" comme on dit en Espagnol, cela aurait frustré les passagers qui n'auraient pas trouvé de sièges et que ceux-ci, enragés, auraient gardé fermée la grille du terminus, de telle sorte qu'on n'a pu en sortir que lorsque l'un de nos passagers prît sur lui d'aller forcer la fameuse grille, revenant en héro dans notre bus, sous les applaudissements et les cris de joie de tous !

Ce fut un départ pour 7h de routes cahoteuses, dans un bus super-luxueux...sans chauffage: un peu comme faire le voyage Montréal-Gaspésie en janvier...sans chauffage!  Mon poncho n'arrivait pas à me tenir au chaud, et la nuit fut blanche de frimas!

Arrivée à Puno vers 8h am, nous dûmes changer de bus, encore avec le traditionnel cafouillage.  2h de route jusqu'à la frontière. Tous les passagers quittèrent le bus pour s'enligner aux douanes péruviennes, puis aux boliviennes.  Puis, pour 15 minutes de route, jusqu'à Copacabana en "trufi", sorte de minivans très fréquemment empruntées par les boliviens comme transports en commun. Changement de bus, encore, à Copacabana, ferry pour la traverse du Lac Titicaca, reprise du bus de l'autre côté (car le bus allait, lui, sur une barge, et nous, dans un petit bateau), et 3h de route pour La Paz, où notre cher chauffeur nous laissa à ...7 coins de rue du terminus!  Allez savoir pourquoi!  Donc, tout mulet que nous étions, croûlant sous tous nos sacs, traversant les rues anarchiques de LaPaz, fourmilière au fond d'une cuvette entourée de montagnes aux neiges éternelles, après avoir failli être écrasés 4 fois par les automobilistes pire que les québécois( imaginez!!), nous parvînmes au terminus d'autobus de La Paz, pour se faire assaillir par plein de vendeurs de billets d'autobus qui s'insultaient mutuellement pour avoir nos bolivianos...Exaspérés par ces vautours qui tournaient autour de nous, Christine et Thierry finirent malgré tout par nous mettre sur un bus qui devait partir 5 minutes auparavant.  Et hop! On repart pour l'aventure!  Cette fois-ci, 9h de route à faire pour Cochabamba.  Ce fut fait sans ambages, mais évidemment, fourbus, le dos qui me faisait mal, alors que recroquevillé pendant les 24h de bus, et après avoir franchi les murailles entourant Cochabamba, nous fûmes cueillis à Quillacollo, par Don Ruben, un homme de Quillacollo, banlieue de Cochabamba, et tous entassés dans le pick-up nous fîmes 2 km avant de s'échoir à l'IER, la mission des Soeurs de l'Immaculée-Conception.  Enfin, enfin parvenus "chez nous", si l'on peut dire!  On ne l'avait pas volé, celle-là!

Accueillis par Soeur Cani, jeune cubaine, et par une bonne soupe de malade (poulet et riz), nous allâmes nous réfugier dans nos lits et...dormir dans un lit confortable et assez chaud pour ne plus avoir à dormir tout habillé, enfin!!

Voilà.

Je vous relaterai les faits du 24 jusqu'à notre départ de Cochabamba, le 29 juillet en soirée, à Miami, si je trouve un ordi, car j'aurai alors environ 6h avant de prendre le vol Miami-Montréal, notre arrivée étant prévue pour le 30 juillet à 16:44h, heure de Montréal.

Hasta luego, amigos y amigas!

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22 juillet 2009

Dans 2 jours

Nous partons dans 2 jours... Premier arrêt : Washington, 2-3 jours.  Ensuite un dodo à Raleigh pour aller voir la cousine de Jacques puis, si le motorisé va bien, nous partons vers la Floride, destination Silver River State Park, Blue Spring State Park et Fort Wilderness (Walt Disney Word), pour finir par Hunting Island en Caroline du Sud et retour vers le 15 août.

Notre itinéraire a changé de nombreuses fois, pour de nombreuses raisons, la dernière étant que les parcs où je comptais aller sans réservation étaient pleins et archi-pleins aux dates prévues.  Du coup, hier soir, recherche effrénée pour en trouver d'autres qui respectent nos critères : nature, canot, sentiers, animaux exotiques, et, autant que possible, de l'électricité surtout pour l'air climatisé, indispensable à 30 degrés et plus.

Le Silver River State Park a attiré mon attention et vous comprendrez pourquoi en voyant ces photos :

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C'est un parc où a été tourné une partie du film Tarzan, d'où les singes qui y sont restés après le tournage... Sans parler de la magnifique rivière, parait-il un vrai paradis pour le canot (mais pas pour la baignade, vous comprendrez pourquoi!).

Quant au Blue Spring State Park, il accueille des mainates (oups, j'ai dit "mainates", je voulais dire "lamantins"!!!)  l'hiver (ah que j'aurais aimé en voir!) et l'été il est possible d'y faire du "snorkel" dans ses eaux cristallines.  Un très beau parc aussi pour les balades, la baignade et le vélo.

Ne reste qu'à croiser les doigts pour que le motorisé se rende jusque là!

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Coeurs sensibles, s'abstenir de lire

Enfin, nous avons pu parler aux aventuriers.  De retour d'Amazonie, ils ont ramené quelques souvenirs désagréables avec eux, soit un méchant parasite, la giardiase, et, en bonus, la salmonelle, attrapée de saucisses mal cuites.  Pour résumer leurs malheurs, ils ont rebaptisé le lac Titicaca en "lac Grogrocaca"...  Seul le plus jeune a dû passer une nuit à l'hopital pour se faire réhydrater, avec retour à l'hôtel en fanfare, en ambulance, à cause d'une grève des taxis qui paralyse la circulation du pays (méchant gouvernement qui veut passer une loi leur interdisant de boire en conduisant, méchant méchant!).  Mais, bon, ils vont mieux maintenant, seule Isabelle a échappé à la salmonelle mais pas à l'horrible  médicament contre la giardiase.

Mon frère et elle se sont d'ailleurs fait un plaisir de nous lever le coeur en nous racontant en long et en large leur souper festif dont le menu principal était...du cochon d'inde au BBQ.  Pour ceux qui sont intéressés à goûter un plat de fête  typique bolivien, très facile à faire : vous prenez un cochon d'Inde, vous le tuez et vous le mettez direct sur le barbecue.  Quand il est bien cuit et que les poils ont bien brûlé, vous servez.  Vos invités n'auront qu'à le dépiauter et le vider de ce qu'ils ne veulent pas manger (si ce sont de petites natures,parce que les "vrais" mangent tout, dents y comprises, surtout les yeux qui sont LE morceau de choix).  Je suis assez brave niveau bouffe exotique en général, mais là, pas sûre.  Et pourtant ils en ont tous mangé un morceau.  COmmentaire de Isa : cà goûte un peu le poulet au début mais après il y'a un très mauvais goût.  Beurk.

Je vous laisse sur le looooong message de notre ami Benoit, notre journaliste en herbe, qui en plus de ses récits imagés a filmé 16 heures de film avec sa super caméra semi-professionnelle (genre qu'il faut porter sur l'épaule, un vrai exploit quand on pense qu'il l'a fait pendant tout son voyage!) :

Voici ce que nous devenons depuis ma dernière chronique, celle du 4 juillet 2009.

Pardonnez-moi, d’ailleurs pour la paucité des détails jusqu’ici, mais ce n’est pas facile d’explorer et d’avoir accès à Internet pour vous relater nos découvertes phénoménales!

Donc, faute de photos á vous transférer, vous aurez à tolérer mes descriptions.

Déjà en partant, de Cochabamba, le 4 juillet au petit matin frisquet à souhait, je pensais m’évanouir : pensez tout de suite á l`émotion d’un jeunot. Puis, ce fut une longue et sinueuse montée vers l’Altiplano, avec, pour notre baptême en Bolivie, une ribambelle de lacets que j’aurais voulu filmer, mais voilà, manque de pot, j’avais cédé ma place à Clément, qui n’avait pas l’air de vouloir me la remettre, occupé qu’il était à sommeiller et à survivre à son légendaire mal des transports, doublé du mal de l’altitude : pas chanceux, notre cher Clemente!

Succédant aux montées vertigineuses et canyons spectaculaires, fut l’Altiplano, hauts plateaux arides où nous croisâmes souvent les boliviennes, avec leur sombrero et jupes traditionnelles et leur non moins traditionnels fardeaux enveloppés dans un châle bariolé, et qui ferait honte à bien des machos québécois.

Au loin, nous vîmes la “Corillière Royale” avec ses pics enneigés alors que nous rentrions dans la banlieue de La Paz , “El Alto”, ramassis de maisons inachevées, en bloc de légos de briques rouges, et sa pollution d’affiches de mauvais goût, ses paysannes en costumes traditionnels, ses chiens errants, et une circulation infernale, anarchique, où l’on se demande qui va où et où chaque traversée de piéton tient du miracle.

L’arrêt définitif advient dans un bout de rue banal. On débarque nos bagages en attendant notre hôte, Calixto, un diacre catholique et un fervent Aymara, membre d’une communauté d’Indigènes pré-Incas, l’une des plus anciennes civilisations du continent.

L’homme arrive finalement dans un 4x4 douteux, on s’y entasse, les bagages arrimés tant bien que mal sur le toit, les enfants dans le coffre, et hop! , en route pour son domicile.

Nous passâmes trois ou quatre nuits à partager son quotidien dans sa demeure, á 4200 mètres d’altitude, dans le froid perpétuel, un froid inqualifiable dont nous étions transis pendant les nuits, malgré 4 ou 5 épaisseurs de couvertures, dormant tout habillés, et contraints d’aller à la toilette dehors, toilette dont la porte était si basse que je m’y frappai la tête à plus d’une reprise, assez pour que je finisse par apprendre que mes 5 pieds, 6 pouces et demi tenaient finalement du géant, ici, ce qui, évidemment compensait largement les prunes que j’accumulai.

Le jour même de notre arrivée, pas de temps à perdre: visite d’une fiesta á la Vierge , prétexte universel ici pour faire la boum, et nous eûmes l’extrême honneur d’être sollicités pour nous produire devant les 200 autochtones qui provenaient tous des abords du Lac Titicaca, et malgré la honte de nos enfants qui voyaient avec horreur leur parents chanter “Amis, amis” , traduit par notre cheffe officielle, Christine, la seule à pouvoir baragouiner le Castellano comme il faut parmi nous! Fut-ce un tabac? Nul ne le saura, car aucun applaudissement ne fusa...Nous le prîmes comme signifiant une marque d’un extrême respect devant notre chef-d’oeuvre...

Retour à El Alto, souper avec la famille dans le réduit où tous s’entassaient pour accumuler de la chaleur humaine afin de combattre le froid humide qui règnait dans cette maison qui devint la leur, eux, ces exilés de la campagne des environs du Lac Sacré, le Titicaca.

Nuit frigorifiante. Petit déjeuner avec la miche de pain traditionnelle, le “maté de feuilles de coca”, un peu de fromage local, délicieux, analogue au Feta, puis, départ pour une tournée du Lac Titicaca, où resident la plupart des Aymaras, “leur” lac sacré.

Aprés être retournés sur nos pas de la veille, nous bifurquâmes et longeâmes le fameux lac aux eaux d’un bleu profond et intense pour arriver au milieu de paysages pastoraux et arrides, près d’une colline, “le Dragon endormi” où devait se tenir la cérémonie sacrée que devait présider notre guide spirituel, Calixto.

L’on longeai la plage avec toutes nos victuailles et l’après-midi passa à assister à une merveilleuse célébration de la vie selon les rites ancestraux de nos amis, les Aymaras.

Je filmai le tout et partageai aussi le grand respect de cet éloge à l’harmonie universelle dont nous, humains, faisons partie, au même titre que le reste de la Création. Ce fut très apaisant!

Puis, on nous mena à un village Aymara pour y passer la nuit, non sans y avoir dégusté un bon repas pour 2 Boliviano, un dollar...Je dormis dans la même chambre que notre ami Clemente, au grand dam de celui-ci, contraint d’avoir à dormir avec “un Vieux”!

Dans la soirée, j’eus vent d’une mésaventure des filles, qui durent envoyer Camille passer par la fenêtre pour récupérer leur clé de chambre qui était restée dans leur chambre, empêchant ainsi leurs occupants d’y pénétrer.

Le lendemain, ce fut l’excursion vers AGUAS CALIENTES, un bled perdu que nous atteignîmes après de longs kilomètres de chemin de terre empoussiérés et encaissés entre des parois montagneuses toujours aussi arrides, au fil de lacets interminables et cahoteux. Nous nous attendions à être les seuls occupants de cette piscine aux eaux chaudes et vaporeuses. Eh bien, détrompez-vous: il y avait foule. Tous les locaux du coin s’y retrouvaient, car c’était les vacances scolaires. Tous habillés, sauf une dame, plutôt agés, ils s’ébrouaient dans l’eau bienfaisante aprés tant de jour sans douche, vécus dans la poussière ambiante.

Enfin, retour à la casa de Calixto, puis, longues conversations avec le peu de Castillano que je connais, avec Pablo, un des 6 enfants de Calixto, un jeune globe-trotter en herbe, à l’aube de son cours universitaire, extraverti, loquace, et féru de politique.

Puis, dodo. Ce fut ma pire nuit : frissons, maux de cou.  Raqué, je me levai, consommai un maté (tisane) de coca, et nous nous en fûmes de El Alto, après avoir remercié nous hôtes qui compensèrent largement le froid des lieux par une chaleur humaine incomparable, même dans un contexte de simplicité extrême. Photo de famille, puis destination terminus d’autobus, et après les habituels cafouillages, nous nous serrâmes les uns contre les autres pour Copacabana, ville mythique, au bord du Titicaca, où nous arrivâmes aux termes d’une longue route de 4 heures, environ.

Accueillis par les gens de l’hôtel, nous élîmes domicile au “6 de Agosto”, un hôtel au coeur d’une ville de touristes, ce qui fît un désagréable contraste avec toute l’authenticité Aymara dont nous fûmes empreints, jusque-là. Mais, nous fîmes avec…D’autant que les installations, toujours précaires, faisaient déjà office de luxe en comparaison avec tout ce que nous avions vécu jusqu’ici.

Nous passâmes 3 jours dans cette ville balnéaires, à visiter, entre autres, les Ìles du Soleil, avec, comme co-passagers de chers touristes français, qui font légion ici, pour le meilleur et pour le pire. Nous nous épuisâmes à grimper cette île aux vestiges Incas, dont le guide nous instruisit à peine, et nous dûmes payer une taxe de passage, du “taxage”, comme dirait Thierry, à chaque village que nous traversions. Beaux panoramas du Titicaca, toujours cerné de ces incroyables montagnes arides qui n’en finissaient pas de monter, assez pour que chaque pas me soit un exploit.

Retour au port, pour s’apercevoir que le bateau de retour ne nous avait pas attendu…..Gros Jean comme devant, nous dûmes affréter un autre bateau au gros prix, avec la peur de nous faire détrousser par le capitaine, en route…Ce qui ne s’avéra aucunement…

Le lendemain, équipée pour le Pérou, encore avec le sempiternel cafouillage, sans savoir, d’ailleurs si nous allions pouvoir parvenir à Cusco, alors qu’il était question d’un barrage par les Indigènes d’Amazonie, qui, à l’instar de nos amériendiens, affectionnent ce genre de protestation. Mais comment être contre cette volonté de préserver leur mode de vie et leur environnement contre les mafieuses multinationales et ceux qui acceptent leur pots-de-vins? D’où une indulgente, tout à fait de mise, et provoquant des sentiments mélangés. Ah! J’oubliais: nous fûmes voir le coucher de soleil à Copacabana le premier jour de notre arrivée dans cette “ville sans âme”, des dires de Thierry, et ce fut un moment inoubliable, juché que nous étions sur ce promontoire rocheux, entourés de touristes de partout! Nous fiment irruption aussi dans la basilique de Copacabana , un merveilleux exemple d’architecture andalouse.

Donc, 20 minutes aprés notre départ, ce fut les douanes : bordélique! Un long cortège de touristes s’agglutina autour des bureaux, et une heure plus tard, après de longues minutes de paperasse, surtout pour nos amis boliviens, les Hussons, nous reprîmes la route vers Cusco, pendant seulement quelques minutes, changeant encore de bus, celui-ci ayant obtenu droit de passage outre le barrage routier, pour lequel la Cie avait, soi-disant, dépensé de larges sommes pour nous permettre d’outrepasser ce fameux barrage.

Donc, de longues heures, des montagnes arides, des pasteurs et leur troupeaux, une végétation un peu plus fournie, des vallés encaissées, puis, après avoir failli buté sur des pierres dans le chemin, apparues là non pas par hasard, car aucune falaise à l’horizon, arrivée au terminus de Cusco, attente interminable et avec angoisse de notre ange-gardien, Yessica, cette Cusquénienne, guide de voyage de son métier, amie de Christine, qui finit par arriver, et qui nous embarqua en moins de deux dans deux taxis, destination hôtel que nous atteignâmes au terme d’une course, littéralement, à travers les ruelles de la vielle ville, ruelles qui n’accommodaient qu’une voiture et qui, pourtant, étaient autorisées dans les deux sens! Quel bordel!

Dodo.

Le lendemain, samedi, 11 juillet, départ pour le trek, avec notre guide Richar, (sans “d”), un jeune cusquénien, dont toutes les filles du groupe furent pâmées, au profil inca, la barbichette ajoutant à son charme. Il fut notre meilleur guide, sans conteste: compatissant, calme, instruit et généreux. Nous nous rendîmes après plusieurs lacets et après avoir confié à Yessica ma pauvre Camille qui avait une gastro, dans un village où commença le trek en question.

Première journée à grimper quelques collines à plus de 3500 m , à côtoyer des vallées tapissées d’aloés, des défilés à la Indiana Jones , pour arriver au lieu du pique-nique, là où nous attendaient notre muletiers, mules chargées de tous nos bagages. Notre cuisinier, Wiljemo, nous avait préparé un bon lunch, également.  Eh oui! Muletiers, guide de montagne et cuisinier, nous nous sentions comme de véritables explorateurs britanniques au meilleur de l’ère victoriense!

Nous poursuivâmes notre marche pendant des heures, contemplant la Vallée Sacrée du haut d’un précipice qui réveilla mes vieilles peurs des hauteurs, puis nous accédâmes en fin à des ruines Incas imposantes, aux abords de la ferme oú nous allions passer la nuit.

Explications généreuses du guide, visites de ces pans de murs ingénieusement anti-sismiquement construits, où les nobles et les prêtres dominaient une société de paysans, qui, eux, habitaient, disséminés dans les montagnes environnantes et qui effectaient les gros labeurs. Comme quoi, l’homme n’a pas vraiment changé…

Nuitée chez l’habitant, sans électricité, parmi les cochons d’Inde, les poules, dans des maisons de terre, et chauffés à la chaleur humaine. Festin, tout en écoutant notre guide nous instruire de la politique péruvienne des dernières 30 années, avec les mêmes magouilles, mais en plus truculent, que l’on peut voir dans nos pays dits “civilisés”.

Le lendemain, grand trek, juste après le vomi d’Isabelle, qui attrapait le virus de Camille, et qui ne cessa de m’épater par son endurance, restant parmi les premiers de cordée dans l’ascension qui nous mena à 4500 m ce jour-là. À bout de souffle à chaque pas, j’y parvins enfin. Lac de montagne en contrebas pendant que nous prîmes notre lunch, puis reprise de la descente, non sans avoir ajouté une Pierre au tumulus qui signalait le passage du col. Longue descente vers Chicherro, le village où m’attendait ma Camille chérie et Yessica. Retrouvailles émouvantes, puis visite d’une fabrique d’artisanat local, avec commentaires de notre guide, puis, ce fut le bus pour un village moyenâgeux surmonté de ruines Incas, pizza, puis le train pour Aguas Calientes, petit ramassis d’hôtels au pied du Machu Pichu, que nous atteignîmes de nuit, à la veille de notre ascensión au fameux Machu Pichu.

Après une mauvaise nuit, dans une chambre où passait le train, ce fut la navette qui nous fit grimper au Machu dans une végétation tropicale. Quel contraste avec l’arridité qui était devenu si familière jusque-là. Enfin, Indiana Jones à son meilleur!

Machu Pichu! La mythique! L’extraordinaire! La fabuleuse cité Inca dans l’écrin de pics luxuriants vertigineux, à nos pieds! Incroyable! Eh oui! C’est aussi majestueux qu’on le voit sur les cartes postales. Notre guide nous y conduisit avec brio, nous l’explica systématiquement, et il faudra voir mon film pour mieux la comprendre !

Après le lunch, pris à l’extérieur de ce lieu sacré, Christine et moi gravîmes le chemin inca qui nous mena à la Porte du Soleil, qui couronne le Chemin de l’Inca, après avoir côtoyé quelques précipices. Beau panorama du Machu et des nuages qui coiffaient les pics environnants, puis redescente, croisant quelques touristes japonais en passant, puis quelques séquences de film du site du Machu, puis retour en navette, en train, puis en minibus jusqu’à Cusco.

Voilà!

De retour à l’hôtel, le Santay Wasi, ou quelque chose comme ça, et mauvaise nuit dans une chambre à 6 parmi la fumée de cigarette, ce qui a irrité les yeux de Thierry et a nécessité des gouttes ophtalmiques...et un changement d’hôtel.

Notre guide pour l’Amazonie s’amena, une française qui avait une aura de célébrité, ayant fait des découverte de ruines incas en Amazonie, ayant publié chez de grands éditeurs, mais Richar demeurait notre “best forever”!

Le lendemain matin, 8:30 am, départ pour l’Amazonie.

Grande ascension jusqu’à 5000m, puis vertigineuse descente dans l’enfer vert, de lacet en lacet sur une route pleine de flaques, alors que nous nous trouvons en saison sèche, pour aboutir, après avoir traversé un village de taudis, Pilcopata, en pleine noirceur et après avoir croisé à 2 pouces de précipices verts plusieurs camions.

Accueillis par 2 chiens, et Pépé, le singe, nous nous extirpâmes du 4x4, pour humer l’air humide d’Amazonie, et nous acheminer vers nos cases, avec, comme toit, des filets contre les moustiques. Repas, puis dodo.

Le lendemain matin, réveil au soleil, fleurs et palmiers, perroquet et Pépé, le singe, puis, tous à cheval pour l’excursion chez les Machiguengas, une tribu contactée, donc, relativement acculturée, mais qui avait préservé les huttes sur pilotis, surmontées d’un toit de chaume. Déserté, nous quittâmes le village pour aller se baigner dans des vasques naturelles pour y revenir, cette fois-ci accompagné de 2 fillettes qui s’avérèrent être les filles de ceux que recherchait notre guide française, éminente exploratrice qui avait à coeur les retrouvailles avec ceux avec lesquels elle avait vécu 3 mois de sa vie lors d’un séjour en Amazonie, il y a 30 ans de cela, voyage au cours duquel elle et son mari firent des découvertes archéologiques, le tout se voyant publié dans de prestigieuses revues. Les retrouvailles se firent, chose que je filmai, ce qui fut émouvant pour tous, et d’autant pour cette femme qui avait baptisé la jeune Machinguenga qu’elle venait de retrouver si inopinément, de son propre nom, Nicori, ce qui se rapprochait le plus de leur langue.

Quelques achats d’artisanat local, puis, retour par le même chemin, à cheval pour les enfants et à pied pour Christine et moi, alors que mon dos avait été malmené à l’aller. Nous ne fîmes aucune mauvaise rencontre au retour, alors qu’à l’aller nous fûmes attaqués par un animal sauvage qui a failli avoir raison de notre sang-froid quasi britannique. Je ne vis pas de quelle sorte d’animal il a pu s’agir, mais d’après la frousse qu’eurent les chevaux, ce devait surement être un jaguar: imaginez survivre à une telle attaque! C’est souvent après coup que l’on réalise que nous aurions pu en mourir. Dieu est bon, sans doute aucun!

Souper, jeu du loup-garou, malgré la peur qui nous hantait encore, puis, dodo.

Un autre jour se lève.

Pluie à verse toute la matinée, et donc, littéralement à l’eau les projets de se rendre à pied aux cataractes et de revenir en rafting sur le Pini-piñi…

Jeu de cartes, puis cheval et visite de la selva en pm, termitière, fourmis éleveuses de champignons et leur cortège, hérons blancs, et, en bonus, un avion du KGB, écrasé il ya de cela 50 ans, et des champs d’ananas, dont nous pûmes goûter un spécimen au passage: divin, un ananas directement de l’arbre!

Dodo, non sans savoir enregistré quelques bruits de la selva.

Le lendemain matin, comme convenu, après que le chauffeur se soit décidé à laver le minibus qui, de toutes façons allait se voir souiller tout de suite, nous entamâmes la lente remontée vers la “civilisation”, en zigzaguant à qui mieux mieux le long de cette même route qui n’accommodait qu’une seule voiture, et nous échangeâmes la forêt drue pour l’aridité de l’autre versant, tout aussi sinueux, toujours en frôlant les précipices.

Nous arrivâmes à Cusco une dizaine d’heures plus tard, fourbus, et nous couchâmes dans un hôtel différent, à quelques pas du précédent, cette fois-ci, un peu plus tranquille.

La soirée et la nuit ainsi qu’hier nous réservèrent une mauvaise surprise, toutefois: tous, nous tombèrent malades, de type gastro. La tenancière fit venir le médecin, des labos furent faits sur place, à l’hôtel, et au petit matin, hier, on reçut des médicaments pour salmonellose et giardiase: la totale! L’après-midi même nous venions de manger avec Yessica un pique-nique à la campagne, avec des cochons d’Inde au BBQ, de la saucisse insuffisamment cuite, fromage, et patates cuites dans la terre, à l’amérindienne, selon des techniques ancestrales, que le père de Yessica nous montra, avec générosité.

Depuis aujourd’hui, ça va mieux, et il faut bien avouer que tout cela est bien la rançon de l’aventurier, non?!

Nous en avons profité pour visiter Cusco, le “nombril du monde”, le centre de ce qui fut l’empire Inca, et nous sommes à attendre que se termine la grève des autobus et taxis pour reprendre notre route de retour vers Cochabamba, 16 heures d’autobus!!!

Voilà, les amis, pour nos aventures jusqu’ici et

¡ HASTA LA PROXIMA , AMIGOS Y AMIGAS!

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14 juillet 2009

Journée sportive

A la demande de François qui voulait faire un peu d'exercice, nous avons visité le parc Régional des Chutes Monte-à-Peine-et-des-Dalles (mon oeil que cà Monte-à-Peine, on en a sué un coup!), à 3 km du camping.  Bon, on oublie l'arrivée légèrement fracassante au kiosque de bienvenue (ouch, pauvre motorisé) et on ne se souvient que de la magnifique marche dans la forêt le long de la rivière de l'Assomption avec Manu qui marchait le moins possible sur les sentiers mais plutôt à côté (et pourquoi faire des escaliers quand il y'a de la place pour monter à côté?) et qui a pratiqué le "parcours" dans les forêts de pins et sur les rochers le long des chutes et des cascades, au détriment du rythme cardiaque de sa mère...

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La suite des aventures boliviennes

Version Matante Christine :

bonjour

Nous sommes de retour a Cusco apres 3 jours extraordinaires en montagne. Le trek etait vraiment superbe et la Macchu Pichu c est quelque chose vraiment...

Isabelle est une fille vraiment vraiment superbe et tres courageuse car elle a eu une petite gastro au milieu du trek, avant la plus grande montee (4400m) mais elle a tout fait sans se plaindre et mieux que Elise qui souffre plus du mal d altitude. Camille aussi a ete malade mais comme c etait juste avant la marche elle est restee avec notre amie Yessica une nuit et nous a rejoint a la fin pour faire le Macchu Pichu avec nous. Elle est revenue en pleine forme et tres heureuse de s etre occupee de la petite fille de Yessica.

Je vous previens les photos et films de cette randonnee vont etre superbes. Benoit, apres avoir souffert sur l ile du soleil dans les montees, a couru comme un lievre pour franchir le col de 4400 m, il est pret pour l;Everest!

Aujourd;hui on va visite Cusco qui a l air d une tres belle ville. on loge dans la vieille ville construite sur les murs incas. Les ruelles sont tres etroites et il y a des voitures qui passent dans les 2 sens meme s il n y a de place que pour une seule. Cest assez amusant de voir les manoeuvres des chauffeurs.

On passe du froid au chaud et retour au froid avant de plonger dans l;Amazonie...On rencontre le guide ce matin qui va nous expliquer ce qu on va y faire. Je ne pense pas qu on pourra vous donner des nouvelles de la bas, mais on le fera au retour.

Merci de transmettre de nos nouvelles aux familles,

je vous embrasse tous

christine et co

Version fifille à maman :

Bonjour mamou!

Je suis revenue du voyage au machu picchu hier a 9h30...C etait vraiment beau!!

Alors..le premier jour, on a fait une marche de 5h dans la montagne avec notre super mega giga gentil amusant sympathique guide qui parle francais Richar pour nous rendre a une maison ou dormir pour la nuit! On avait meme un cuisinier personnel! Puis dans la maison il y avait 80 cochons d inde en elevage qu ils mangent quand ils font des fetes!

Le lendemain j ai ete malade...yeah...et j ai vomi 2 fois avant la montee a 4300 metres d altitude..donc ca a ete pas mal dur mais on a quand meme reussi a se rendre de l autre cote de la montagne apres 6h00 de marche. Apres on a pris le train pour se rendre a agua caliente.

Le matin on s est leve a 5h30 du matin et on a pris le bus pour se rendre au machu picchu et on a pu prendre des photos comme sur les cartes postales!!!
C etait vraiment beau!! et notre super mega giga gentil amusant sympathique guide qui parle francais nous expliquait toute l histoire du machu picchu et c etait pas mal interessant!
L apres midi on etait encore la bas mais on avait tout visite donc on a joue a deviner les mimes dans le machu picchu

Bon apres on est rentres a cuzco pour la nuit et ce matin on a rencontre notre bizarre vieille guide pour l amazonie ou on part demain!! Et elle a dit qu ou on va rester il y a des singes qu on peut toucher et on va faire de l equitation et du rafting!!

Ok ben quand tu va lire mon message je serai surement deja partie donc je te reecris apres l amazonie!

Posté par Mamounia à 12:55 - Bolivie - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 juillet 2009

Première journée au camping

Posté par Mamounia à 20:03 - camping - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Franky au camp

Cliquez sur une photo pour la voir en plus gros!

Posté par Mamounia à 16:45 - Enfants - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 juillet 2009

Encore une petite nouvelle

Le dernier courriel reçu ce matin :

Rebonjour mamou!!

Tu me rassure pour ton appareil photo la seule chose plate c est que je ne pourrait pas prendre de photos avec pour le reste du voyage..mais j emprunte celui de christine et benoit et thierry en prennent beaucoup aussi!

Apres 11h de route hier on est enfin arrives a un hotel a Cuzco ou il y a internet la tele et des douches chaudes!!!
Pour nous rendre a l'hotel c'etait pas mal epeurant par contre parce que les rues a Cuzco ont seulement l espace pour laisser passer une voiture..donc quand on en rencontre une c est pas mal complique

Aujourd'hui on part pour 3 jours pour aller au machu picchu donc je te reecris apres pour te donner les details du voyage.. que tu pourras lire quand tu sera revenu du camping ..et j espere que francois aura encore sa teinture quand je reviendrai...je veux voir sa sinon n oublie pas de prendre des photos!

Tu me diras quand tu partiras pour les etats unis pour savoir si je peux t appeler en revenant a cochabamba ou si vous serez deja partis.

xox Isa

Ps. Ne tinquiete pas je noublie pas ton poncho, ta tuque, ton hamac et tes logiciels
Pss. Comment va mon herisson!

Posté par Mamounia à 11:32 - Bolivie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 juillet 2009

Un peu de tout, beaucoup de rien....

Je suis "reviendue" de mes 4 premiers jours de camping de la saison!  Le motorisé n'a pas perdu de morceaux, a démarré comme un chef quand je le lui demandais gentiment et a mené sa mission de main de maître.  J'ai à peine lâché quelques jurons en découvrant l'imposant nid de brindilles et de laine isolante (oh oh, où ont-elles pris la laine isolante??) caché derrière la toilette - pourtant l'odeur aurait dû nous alerter, pouaaaaach, du coup, j'ai javellisé tout le motorisé de fond en comble (enfin... selon mes critères à moi).  Mais l'odeur est restée quand même présente de nombreuses heures et le premier soir a été un peu pénible.

Nous étions au Parc de Plaisance, dans un site magnifique au bord de l'eau, sans services mais avec un robinet d'eau potable (enfin, j'espère) juste de l'autre côté du chemin.  J'ai lu au moins 4 livres (sans compter ceux que j'ai commencés et abandonnés), nous avons fait une vingtaine de kilomètres de vélo par jour (toutes les pistes cyclables quoi!), une excursion dans les marais en rabaska, une autre sur la rivière avec visite à des chutes en ponton (heu... les chutes, on les a visitées à pied, pas dedans, mais à côté), on a joué à des jeux de société et jasé avec la marmotte "Cocotte" qui nous a tenu compagnie pendant les 4 jours.  On a vu des hérons, des martins-pêcheurs pêcher, des dindons glouglouter, une crécerelle manger une souris, un castor travailler, des rats-musqués nager, des petits poissons sauter et les ouaouarons et rainettes nous ont fait un concert tous les soirs.  Eh que j'aime ce parc!!!

Au retour, belle surprise dans mon courriel : des nouvelles de ma belle Isa que je vous recopie icitte-même :

Bonjour Mamounette!!

Je t'ecris de Copacabana dans un cafe internet. Le voyage se passe tres bien sauf pour un petit detail qui est arrive avec ton appareil photo que je te raconterai plus en detail bientot mais en bref c est qu'on a ete a la piscine et j'ai pris des photos dans l'eau parce qu'il est suppose pouvoir en faire...mais il y a de l'eau qui est rentree dedans donc...il y a de la buee dans la lentille..mais c pas pour ca que je t'ecris donc je vais passer a un autre sujet :P

Bon on est arrives samedi en autobus en passant par la montagne ou il y a beaucoup de precipices...elise a compte 120 tombes sur le bord de la route donc c'etait pas tellement rassurant..
On est arrives a la Paz et on a dormi chez un monsieur tres gentil qui avait 6 enfants et on a ete au lac titcaca avec lui
On est restes la bas pendant 3 jours et on est venu ici ensuite..notre hotel est sur le bord du lac titicaca!
Hier, on a ete en bateau sur l ile du soleil ou on a fait 3h30 de marche mais quand on est arrives ou on devait prendre le bateau pour retourner a copacabana...il etait deja parti...donc on a payer 350 bolivianos pour qu'un autre bateau nous ramene.
On etait senses partir aujourd'hui pour cuzco mais il y a un barrage routier donc on part seulement demain..

Je te reecris bientot pour te donner de mes nouvelles et je t appelle en revenant.

Il n'y a pas d'accent sur les claviers boliviens...  Apparemment, tout a bien été pour elle malgré l'altitude (4000m!) qui avait rendu malade deux de ses cousins pendant une semaine et elle voyage comme une pro.  Je suis bien fière de ma grande!

Les deux petits ont été rejoindre leur papi, aussitôt arrivés du camping.  Ils souperont et coucheront là.  Du  coup, Jacques et moi nous sommes payés la traite à un restaurant qui nous avait attiré par sa terrasse adorable, en plein centre-ville d'Aylmer, devant le joli parc central.  Oh la la, les desserts, complètement décadents! 

Une bonne chose que les plus jeunes profitent de leur grand-père puisque nous repartons dimanche pour un autre séjour de camping, avec François en bonus cette fois!  Et ensuite, on commencera à se préparer pour notre GRAND voyage...

Posté par Mamounia à 20:53 - Vie de tous les jours - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 juillet 2009

Petites nouvelles

Je devrais être en train de courir partout pour finir les préparatifs de notre premier séjour de camping, de aujourd'hui à vendredi.  Mais, bon, la pluie battante ne me motive pas tellement...   

Dans 9 minutes, Catou passe son examen pour son permis de conduire. Inutile de vous dire qu'elle est stressée au maximum!!! C'est Jacques qui est allé avec elle, moi j'aurais stressé encore plus et deux paquets de nerfs ensemble, cà n'aurait pas été beau à voir.

Je viens juste d'avoir des nouvelles de mon beau grand fiston aux cheveux noirs avec des reflets bleus.  Oui.  Il doit être magnifique :-)  Il aime toujours autant son camp, malgré la pluie.  Il a bien aimé sa balade en ponton ce matin, avec des enfants de 4 à 15 ans (âge mental 2 à 8 ans).  Les enfants se relayaient sur ses genoux pour conduire le ponton.  Il aime particulièrement les sorties en rabaska mais moins la chaloupe (non mais, j'avoue que, à part quand on va pêcher, je ne raffole pas de cà non plus!).  Hier soir, ils ont fait une sortie en "ville" pour dévaliser l'épicerie et le Dollarama.  Il a bien du fun avec son équipe et les soirées sont bien animées autour du feu de camp une fois les campeurs au dodo.  Dimanche, je le rejoins avec Manu et Magali en motorisé et nous passerons ses 3 jours de congé ensemble, dans un camping proche.  J'ai tellement hâte!

Toujours pas de nouvelles de nos voyageurs boliviens.  Mais on ne s'y attend pas non plus, ils ont passé quelques jours à La Paz et sont sur la route du Macchu Picchu en ce moment, les chanceux!  Pas d'accès à Internet avant encore plusieurs jours.  J'ai comme un peu hâte, genre... 

Nous sommes en train de reprogrammer notre voyage aux Etats pour que Jacques puisse passer quelques jours avec sa cousine.  Nous partirons probablement plus tôt (au "yable" les réservations!) et, pendant que je serai à Hunting Island ou ailleurs, il passera une semaine avec sa cousine.  J'allais dire que j'ai hâte de partir, mais 3 paragraphes de suite, cà fait redondant ;-) 

Ok, ok, un petit maigre rayon de soleil me rappelle que le camping m'attend, allez, on continue à remplir le motorisé!

Posté par Mamounia à 13:58 - Vie de tous les jours - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]