Après 4 jours de suppléance intensive en musique et une fin de semaine à Montréal, très agréable certes mais n'aidant pas à l'amélioration de l'état général de la maisonnée, j'ai retrouvé avec découragement mes deux paniers à linge débordant de linge à laver, le frigo criant famine (les 4 plus vieux qui étaient restés seuls pendant 2 jours ont survécu, dieu merci), le répondeur saturé de messages urgents et les courriels, bien en retard eux aussi... Et, bien sûr, pas encore de nouvelles lunettes pour François qui les a cassées et Isabelle qui les a perdues.  Ni de manteau d'hiver pour Catherine qui refuse de mettre son "vieux" manteau devenu trop petit si il fait plus que 0 degrés...  Mais pourquoi les manteaux qu'elle aime coûtent-ils plus que 250$??  Je m'obstine, nous finirons bien par en trouver un qui nous plaît à toutes les deux!

Pas eu le temps non plus de me reposer de ces 4 jours de suppléance.   En musique.  Cà veut dire 5 classes de 1ère et 2ème année qui défilent chaque jour avec TOUJOURS leurs 2 ou 3 (jusqu'à 5!) enfants aux problèmes de comportement parfois impressionnants.  J'ai encore appris de mes erreurs, soit :
- si un enfant demande pour aller aux toilettes ou boire de l'eau, c'est NON!  S'il a vraiment envie, il reviendra le demander une deuxième fois (curieux, la moyenne baisse de 10 enfants qui sortent par cours à 1 ou 2...)
- plutôt que d'essayer de les empêcher de parler, on les encourage à chuchoter... Wow, quelle différence!
- quand un exercice comporte des questions et un dessin à faire, on commence par les questions (sinon, garanti que la moitié de la classe n'aura pas fini l'exercice à la fin de la période, surtout les artistes incompris)
- écrire les noms au tableau des petits tannants fonctionne assez bien pour garder une certaine discipline.  Sauf que, parfois, il faut avoir un grand tableau!

Définitivement, le grand problème des suppléantes, surtout pour les cours de spécialistes (musique, édu, anglais), est la difficulté de se rappeler des noms des enfants.  Impossible d'avoir l'air sérieusement fâchée quand on pointe du doigt un enfant en disant :
" toi, là là, non pas toi, l'autre à côté avec le chandail bleu, oui toi,... qu'est-ce que je voulais dire déjà? ".  L'impact est totalement nul, comparativement à "Antoine, assis et tais-toi!".
Quoique, pas surprenant, on apprend très très vite le nom des petites terreurs de la classe!

Mais, bon, croyez-le ou non, ils vont me manquer ces petites bibittes là...