Comme chaque automne depuis 10 ans, nous devons mettre sous clé nos principes écologistes et nous résigner à polluer l'atmosphère sous peine de geler tout l'hiver.  Nous avons une vieille maison, mal isolée, mal foutue en général d'ailleurs, les fenêtres sont finies, le sous-sol est mal fini, les vents froids de l'hiver passent à travers murs et fenêtres, on GÈLE!  Génial l'été, pas très pratique en hiver.

Il nous faut donc commencer à nourrir le poêle à bois qui est, pour l'instant, le seul moyen de réchauffer un peu la température du sous-sol et du rez-de-chaussée qui, sinon, se maintient péniblement à 18 degrés malgré un effort soutenu et coûteux des plinthes électriques.  Mais, promis, c'est la dernière année, l'été prochain, on change les fenêtres et tout ce qui doit être changé selon monsieur le futur évaluateur énergétique qui va venir nous évaluer tout cà et qui nous aidera à profiter de la subvention québécoise pour améliorer notre rendement énergétique. 

En attendant, Jacques s'y colle et allume pour la première fois de l'année le poële à bois, en annoncant fièrement (pour la 9ème année consécutive) que cette fois il a trouvé comment faire pour ne pas enfumer toute la maison lors de cette première brûlée.

Ha ha.

Comme les 9 dernières fois, nous découvrons qu'il vient de faire son premier feu de l'année dans le poêle à bois alors que les détecteurs de fumée de la maison partent tous en choeur pendant qu'une fumée envahit le rez-de-chaussée et qu'une voix s'élève du sous-sol "fermez les issues et ouvrez les fenêtres"!!!  Ben oui, ouvrez les fenêtres à 3 degrés, youpi.  M'enfin, mieux vaut ouvrir qu'asphyxier. 
Après une heure d'essais héroïques et d'enfumage méthodique, le pyromane abandonne, envoie un jet de mousse carbonique dans le poêle à bois pour qu'il arrête de nous renvoyer la fumée au lieu de l'envoyer gentiment dans la cheminée et nous décidons, après une alerte du détecteur de monoxyde de carbone, d'évacuer les lieux et d'aller prendre notre dessert au McDonald en attendant que l'air redevienne respirable (et après avoir ouvert toutes les fenêtres).  Youpi. 

Bon, comme chaque année, nous aurons droit à 2-3 essais du genre avant que le poêle à bois se souvienne de sa fonction et fasse correctement son travail.  En attendant, on gèle toujours, pfff...