Mamounia

Les secrets, les tribulations et le quotidien d'une mère au foyer de 5 enfants

03 juillet 2009

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Posté par Mamounia à 22:24 - Pour rigoler - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Demain

Au programme demain :
Départ en autobus vers La Paz, à 6 heures du matin.  7 heures de route sur les routes boliviennes.   Séance de tressage de tresses françaises avant le départ.  Espérons que leur séjour à La Paz sera moins traumatisant que la première fois, où 2 des enfants ont été malades comme des chiens.  Mais tout est prévu : des médicaments ont été pris et 25 sacs en plastique font partie des bagages.

Ils passeront quelques jours à La Paz et dans les environs (Lac Titicaca) pour visiter.  Et ensuite, direction le Macchu Picchu!

Posté par Mamounia à 21:43 - Bolivie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Récit et photos!

Et voilà, pour plus de détails et d'émotions, le récit (adapté pour le blog) d'un témoin du voyage!

"C. et moi allons bien: un peu fatigués mais bien.
Nous avons eu toutes sortes d'émotions, et ça garde jeune !
Par exemple: partis de Montréal en retard de plus de 50  minutes, on arrive à Miami, on court chercher nos bagages, aidé par un vieil afro-américain (moyennant 10$US...), et il nous amène au comptoir d'Aérosur, la Cie d'aviation bolivienne, un comptoir...vide !!  On a su par les  2 seuls employés qui s'y trouvaient que même si l'avion ne partait qu'à 23h et qu'il n'était que 22:30h, on ne pouvait embarquer ainsi, in extremis !!!

American Airlines et Aérosur déclinaient toute responsabilité, et malgré mes vives protestations, rien n'y fit: NIET! Aucune possibilité de partir de Miami ce soir-là! Impossible aussi quelque soit la Cie aérienne...

Donc, résignation, et dodo dans l'hôtel de  l'aéroport, après avoir arpenté l'aéroport 5 fois à la recherche d'un vol pour le lendemain. Ce fut peine perdue...

On est resté à dormir à l'hôtel, à magasiner à l'aéroport, et les plans de visiter Miami furent à l'eau...littéralement!
On est donc revenu avec Aérosur, copie conforme du programme du 28 juin, mais...48h plus tard, soit le 30 juin.
Après 8h d'attente, enfin, embarquement pour le vol Miami SantaCruz , en Bolivie...et 45 minutes avant de décoller car de l'orage dehors!

Arrivés vers 6h en Amazonie, à Santa Cruz, puis course pour passer les douanes boliviennes, (encore plus vétilleuses que tout ce que j'avais vu jusque-là en 50 ans), puis embarquement sur le tarmac, en pleine sierra amazonienne pour Cochabamba, par delà la Selva, la brousse amazonienne, et les premières contractions andines, jusqu'à l'accouchement, un bel atterrissage dans une ville au fond d'une cuvette, ceinte d'une muraille montagneuse désertique, et surmontée d'un smog un peu inquiétant.

"Terre ! Terre !" comme disaient les navigateurs, une fois le but touché ! C'est un peu comme ça qu'on s'est senti quand on a vu les drapeaux du Québec s'agiter sur la passerelle de l'aéroport alors qu'on marchait sur le tarmac pour rentrer dans l'aéroport.  Et encore la même ronde : sécurité, fouille des bagages, encore, puis, enfin, enfin, nos amis, les religieuses, tout sourire, et nous fûmes alors pris en main. J'avais mon voyage...dans le corps! Et les filles étaient enfin sur la terre ferme, elles qui se sont prévues milles écrasements d'avion!

En Jeep, nous étions menés de main de maître par Soeur M., souriante, svelte, poivre et sel, et pleine d'énergie, à travers rues et giratoires, et malgré les feux rouges brûlés et la conduite à l'italienne...voire, pire, si c'est possible.  Tout était terra cotta, délabré, des maisons à demi terminées, des rues bariolées par des pubs àl'américaine, mais on était bien, enfin "home", si l'on peut dire !

Puis, c'est la rencontre avec l'Instituto de Educaciòn Rural, dont on fit un petit tour.  Rencontre, aussi, avec Upcha, le lama de 8 mois, "tout chou", comme dirait C..  Ce fut aussi le repas du midi avec Sr M. et Sr C., originaire du Pérou, surtout hispanophone, me donnant ainsi l'occasion de pratiquer mon espagnol, tout frais émoulu du...dictionnaire! Mon Dieu! Je cherchais mes mots même en français, et j'avais appris l'espagnol avec des podcasts...écossais ! La fatigue s'en mêlant, c'est comme si votre disque dur prend 30 minutes à télécharger une page web !! On était loin de la haute vitesse Vidéotron !!  Mais l'indulgence règne en maître ici, et Dieu merci !

Les gens s'entraident, se saluent: "Holà ! Buenos diàs ! Comò estas?"  et de répondre : " Buenos (ou buenas si c'est "tardes"(dès l'heure de midi) ou "noches"(dès l'obscurité totale, i.e. 18:30h), bien, y tu (o su) ?"

Une bonne soupe est la tradition, le midi - et quelle soupe !! - puis ragoût de boeuf et riz et les patates, qui abondent ici. Biscuits (galletas) ou pouding ou soufflé au citron, comme desserts : on est gâtés par Yolanda, la cuisinière, qui fait vraiment de la bonne bouffe !

Donc, mercredi 1er juillet, ce fut tranquille à l'IER, dodo en pm, les filles faisant un roupillon de près de 3 heures, les filles, C. et ma filleule, Isabelle, qui furent, je le répète, (ou je le proclame pour la première fois, ayant tendance à radoter, qu'on dit...) furent donc merveilleuses de patience avec le papa-poule tout tendu dans toute cette histoire, et vraiment elles sont d'une très agréable et positive compagnie !

Jeudi, 2 juillet, fut consacré surtout, en pm, à la visite de la Cancha, une espèce de vaste souk, le plus grand en Bolivie.  J'avais mon appareil-photo, et imaginez-vous que (pour ceux qui me connaissent un tant soit peu) que je n'ai dégainé À AUCUN MOMENT: pas de photos ! Je me suis dit que je suivrais Christine, notre guide dans cette aventure, et il fallait être en forme, moi et les 3 filles, C., Isa et Élyse.

Départ vers 15h, en "TRUFI",  une espèce de minivan ou minibus  que l'on hêle d'où on se trouve sur sa ligne, et il s'arrête, à la bonne franquette, pour vous cueillir où vous êtes.  Christine me disait que l'attente ne dépasse pas 2 minutes.  Et on parle de l'inefficacité des pays du Sud !!

Assis derrière dans ce véhicule, on sillonne les rues délabrées et terra cotta (il faut dire que c'est "l'hiver" ici, donc les gazons sont verts pâles, car il fait zéro Celsius la nuit, et les arbres sont dégarnis...sauf un oranger et un pammplemoussier...qui produisent très bien encore ! Le midi, il peut faire plus de 20 degrés, et on enlève des pelures au fur et à mesure) jusqu'au centre-ville, à travers de petites rues, à un pouce de voitures garées, dans un chaos qui n'est qu'apparent, les piétons tentant de survivre aux automobilistes qui foncent sur vous ou qui vous frôlent de si  près qu'on craint pour nos pieds !

On descend et Christine, la bolivienne, nous mène dans ce dédale comme si elle y était née! Il faut faire gaffe aux autos, à tout bout de champ! Imaginez-vous donc plein d'odeurs humaines et autres, des autochtones colorés, les femmes avec leur petit chapeau rond, originaire de La Paz, et d'autres avec des chapeaux blancs à large bord, blancs, signant leur origine cochabambienne.  Elle porte une jupe ample, sont courtes mais trapues et costaudes, et peuvent porter leur étal dans un sac dont se ceigne le front: des femmes fortes, comme on en connait aussi par chez nous ! 
On se faufile dans une "galerie", celle des artisans, car, ici, chacun a son quartier: le coin des artisans, ceux de l'électronique-informatique où recel et piratage vous donne accès à  TOUT CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS DÉSIRÉ !  Le coin de la bouffe, viande au grand air, citrons pelés par les femmes avec les bébés en bandoulière dans un sac bariolé de vives couleurs, le teint hâlé, l'expression plutôt impassible. Etc.

On a acheté ponchos, mitaines, tuques, sacs, pour le voyage au Pérou qu'on entame dès demain.  À plus tard, les souvenirs.  Quelques trucs électroniques puis c'était déjà la nuit à 18:30h et retour en trufi et traverse périlleuse d'un giratoire fou pour accéder aux environs de l'IER.

Basketball avec les filles de la campagne qui étudient toutes sortes de métier qu'elles peuvent exercer une fois de retour dans leurs montagnes ou leur selva, et redoutables, ces filles toutes courtes mais ô combien efficaces à faire des paniers !!  J'ai fait quelques paniers, Isa et C. aussi, ainsi que Christine & Thierry, mais on n'y voit pas vraiment clair, et je ne pouvais reconnaître les filles (d'une vingtaine d'années)  qui se ressemblent beaucoup à mes yeux, et qui se faisaient un plaisir de me dire de leur faire une passe, celle-ci échouant souvent dans les mains...de l'adversaire, à la grand rigolade de toutes.  Atmosphère bon enfant, et un  fond du temps qui frise le 5 à 10 degrés de soir, tout cela aide à dormir...sauf pour les gaz que nous font pétarader, et ce, dû à l'altitude, me dit-on.
Voilà!

On va paqueter aujourd'hui, et on se prépare à prendre le bus pour LaPaz, et la grande aventure vers Cuzco et le Machu Pichu. 

À bientôt, tous, et bon mois de juillet."

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Dans l'avion

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A l'hôtel de Miami

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Rencontre avec le "tout chou"


Posté par Mamounia à 19:11 - Bolivie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 juillet 2009

Elle est partie! Heu... non. Ah oui!

J'avais des doutes quand j'ai réservé le billet d'Isabelle pour la Bolivie.  Pourtant l'agente de voyage était formelle : 2 heures de jeu entre les vols de Montréal-Miami et Miami-Cochabamba, c'était amplement suffisant!  Et même American Airlines, que j'avais appelé deux jours avant le départ, me l'avait confirmé.

Mais l'incertitude subsistait lorsque nous sommes arrivés à l'aéroport de Montréal dimanche.  Et elle a quintuplé quand nous avons vu que le vol vers Miami était retardé de 30 minutes.  Même l'agent d'enregistrement n'a pas réussi à me rassurer en m'assurant que nos voyageurs auraient bien le temps d'attraper leur deuxième vol...

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Les nombreux bagages sont enregistrés (bravo Fab, le sac le plus lourd pèse 200g de plus que le poids maximum autorisé, bon travail!) , les au-revoirs trop brefs, les voilà partis en salle d'embarquement. Et nous voilà repartis vers nos demeures respectives, le coeur un peu lourd.

Arrivée à la maison, je me précipite sur l'ordinateur pour surveiller les arrivées à l'aéroport de Miami.  Leur départ était prévu pour 17h40, ils sont finalement partis 41 minutes en retard. Leur vol suivant est à 23h00.  21h30.  21h45. 21h51.  Ah ils sont arrivés!  Il leur reste 1h09 minutes pour récupérer leurs bagages et aller s'enregistrer à Aerosur, dans un autre terminal du même bâtiment.  Hum.  Qu'à cela ne tienne, je vais avertir les agents d'embarquement qu'ils arrivent!  Vive Internet, je trouve sans trop de difficultés et quelques téléphones, le numéro de téléphone du comptoir d'embarquement d'Aerosur à Miami.  J'appelle et, malheur, l'employé m'annonce qu'ils ferment le comptoir dans une minute et que, bien dommage, pour ma fille de 15 ans qui voyage toute seule (ben oui, j'ai essayé d'attirer leur pitié et leur compréhension, nada!), elle manquera sa connexion!  Pas moyen de le convaincre d'attendre quelques minutes, il a hâte de retourner chez lui.  Shnoutte.  Le pire, c'est que je découvrirai 30 minutes plus tard que le vol est parti...15 minutes en avance sur son horaire!!!!

J'annonce à Jacques et à la femme de notre ami qui accompagne Isabelle, avec sa fille, la mauvaise nouvelle.  Nous sommes catastrophés, surtout que le vol suivant est seulement 2 jours plus tard et que nous ne savons pas s'ils devront racheter de nouveaux billets, etc. Évidemment, 45 minutes plus tard, notre ami appelle aussi sa femme pour lui annoncer la nouvelle qu'elle sait déjà et il lui dit qu'Aerosur leur a dit de contacter leur agent de voyage.  Merci pour le support! 

Il est minuit.  Nous attendons d'autres nouvelles mais la nuit passe et rien.  À 2 heures du matin, je contacte notre assurance-voyage pour savoir s'ils sont couverts (normalement oui) et à 2h30, j'appelle American Airlines pour compléter une déclaration pour notre assurance.  J'envoie aussi un courriel à l'agence de voyages pour les aviser du problème et les informer que je les en tiens responsables.  Je finis par me coucher vers 3 heures pour me relever vers 5h15, anxieuse d'avoir des nouvelles.  À 8h30, j'appelle sa femme qui n'a pas de nouvelles non plus.  Elle (et ma belle-soeur en Bolivie) pense que notre ami s'est trouvé un vol et qu'il est présentement en route vers la Bolivie, raison pour laquelle il n'appelle pas.  Moi je pense qu'il dort dans un hôtel mais je déteste toute cette incertitude et je décide de faire le tour des hôtels des environs de l'aéroport de Miami pour essayer de les trouver.  25 appels plus tard, pas de succès.  J'appelle ensuite les compagnies aériennes pour savoir s'ils se sont enregistrés sur un autre vol, rien non plus.

Je suis un peu inquiète car notre ami a des problèmes de dos et d'épaules et il s'est blessé un peu avant le voyage.  Alors de devoir promener 6 gros sacs un peu partout n'a pas du aider.  A ce moment, appel de l'agence de voyages qui m'avise que Benoit (notre ami) lui a envoyé un courriel (lui aussi) et qu'il lui a laissé un numéro de téléphone pour le rejoindre. AAAAH!  Donnez-moi ce numéro!  J'appelle aussitôt, insiste auprès de la réceptionniste à l'hôtel qui m'affirme qu'il n'y a personne à ce nom dans l'hôtel mais finit par trouver l'erreur, et je parle enfin à Benoit (que je réveille, oups). 

Il me raconte que, après avoir découvert qu'il avait manqué son vol, il a fait le tour de toutes les compagnies susceptibles de pouvoir l'amener en Bolivie mais n'a rien trouvé d'intéressant.  Aerosur lui ont vaguement dit qu'il pourrait avoir des places sur le vol de ... mardi soir (deux jours plus tard!) avec une pénalité de 150$ par billet et c'est finalement la solution la plus pratique et réaliste.  Il a donc rapatrié filles et bagages à l'hôtel le plus près et ils s'y reposeront pendant 2 jours avant leur prochain vol.  Les filles ont été super zens, Isabelle a même trouvé "cool" l'idée de dormir sur des bancs à l'aéroport, bref, on ne s'inquiète plus, tout va bien!

Et, hier soir, c'était le départ numéro 2.  Cette fois, ils se présentent 9 heures en avance à l'aéroport, pas de risque de manquer l'avion!  Je me remet à mon poste devant l'ordinateur pour surveiller les heures de départ.  Isabelle nous appelle de l'avion à 22h45, 15 minutes avant le départ prévu, elle est calme et contente, Benoit m'annonce qu'il a des compagnes de voyage extraordinaires. 

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Et voilà... Aux dernières nouvelles, elle était en train de caresser le fameux plus-si-bébé-que-cà lama qu'elle avait bien hâte de voir en vrai après l'avoir vu en photo sur le blog de mon frère... Donc, tout est bien qui finit bien!

Posté par Mamounia à 09:40 - vacances - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 juin 2009

Y'a des matins comme cà...

... où on juste envie de retourner se coucher et de se cacher sous les couvertures jusqu'au lendemain.

Pourtant, tout commencait normalement, à part un réveil un peu trop matinal à 5h30.  Jacques doit aller amener le motorisé au garage pour une dernière inspection mécanique, du coup c'est moi qui m'occuperait d'amener les enfants à l'école ce qui implique de partir plus tôt car je travaille à 8h45.

Évidemment, je suis à la dernière minute et, évidemment, je ne trouve pas les clés de la Volvo qui est stationnée derrière mon auto.  Appel en panique à la maman avec qui je fais du covoiturage, elle s'occupera des enfants ce matin pendant que je cherche les clés, introuvables.  Je devrai prendre la moto... Et passer mon heure de lunch à aller récupérer les clés de Jacques pour pouvoir reprendre l'auto cet après-midi pour mes nombreuses commissions et lifts.

Pendant que je cours partout comme une poule sans tête, appel de Jacques : il a stationné le motorisé devant son bureau et celui-ci ne repart plus.  Argggggh!  Nous avons une carte CAA pour le remorquage de VR mais elle est à mon nom, espérons qu'ils accepteront de nous aider quand même!

Voilà... Je profite de ma première période en informatique avec les élèves pour décompresser un peu, je déteste ces débuts de journée pénibles!

Edition 15h15: bof, cà ne s'améliore pas, maintenant c'est la moto qui va mal.  J'ai réussi de peine et de misère à revenir à l'école après mon lunch mais, là, Jacques doit partir tôt du travail pour venir me chercher et me suivre avec l'auto jusqu'au garage où j'espère qu'elle se rendra sans rendre l'âme.  Quant au motorisé, la CAA n'a rien voulu savoir, du coup on a dû payer le remorquage et le survoltage et le garagiste a trouvé plein de petits bobos (petit+petit+petit = gros $$).  Bon, au moins, il devrait être "top shape" pour le voyage! Et, dès ce soir, je "flushe" la CAA et je vais voir ailleurs si c'est mieux (Good Sam, pour ne pas le nommer...).  Non mais...

Posté par Mamounia à 09:10 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 juin 2009

François

Cela fait quelques années que je regarde François et que je me dis que c'est un aidant naturel.  Un vrai.  Un gars doux, patient, attentionné comme on n'en fait plus.  Il adore les enfants mais le métier d'enseignant est devenu tellement difficile et nécessite une poigne de fer et des nerfs d'acier qu'il ne possède pas nécessairement.  Ergothérapeute?? Il serait génial, dommage qu'il déteste la bio.   Travailleur social? Mmm... Un peu trop sensible... Non, je le verrais bien en éducation spécialisé ou en orthopédagogie, mais il n'a jamais eu l'opportunité d'explorer cette voie, après des études au Programme International et un DEC en Sciences de la Nature, qu'il a réussi!!!!!!!! (ceux qui savent comme nous avons dû le soutenir tout au long de ses études post-primaires comprendront toute la portée de cette extraordinaire réalisation!)

Bon, désolée de mes phrases interminables, je reviens à la voie de l'orthopédagogie et domaines connexes qu'il n'avait pas encore eu le loisir de connaître et d'explorer.

Jusqu'à maintenant.

Car, depuis 10 jours, par un concours extraordinaire de circonstances, François découvre un tout nouveau milieu et des gens uniques et attachants.  Le camp où il devait travailler cet été ayant fermé ses portes il y'a 10 jours, il a dû chercher manu militari un nouvel emploi du genre et a été engagé comme moniteur spécialisé en sports nautiques (ce qui implique l'acquisition d'un certificat de conduite de... ponton) au Camp Papillon.  Du coup, j'ai dû faire 7 heures de route pour aller le conduire le mardi matin après l'appel reçu le lundi soir pour dire qu'il était engagé, tout un branle-bas de combat ce soir-là!  Ce camp, depuis des dizaines d'années, accueille des adultes et des enfants handicapés (physiques et mentaux) pour leur permettre de vivre une semaine de rêve dans un environnement magnifique, et, après une semaine de formation (dont un cours en conduite de ponton ;-) , François a accueilli son premier groupe samedi, celui des adultes handicapés.   

Il revient du 7 au 15  juin, avant de repartir jusqu'au 8 août, j'ai hâte d'avoir ses impressions!

Posté par Mamounia à 13:56 - Enfants - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

C'est pas juuuste....

... mais c'est quand même préférable... que ce soit moi qui tousse à m'arracher les poumons ce matin après avoir passé 70 minutes à regarder Manu jouer au soccer, protégée de la pluie battante par un parapluie mais pas du froid glacial.  Alors que Manu qui a passé ces 70 minutes en short et t-shirt direct sous la pluie, les pieds dans l'eau, pète le feu ce matin, comme d'habitude.

Cela dit, j'adore le voir jouer, même sous la pluie à 10 degrés, et je savoure les commentaires des parents autour de moi qui sont bien impressionnés par la vitesse qu'il peut atteindre à la course et par son jeu toujours bien pensé.  Bilan de la partie d'hier : ils ont gagné 5-1, Manu a 1 but et 1 "assist". 

Ce soir, gala des Méritas à l'école secondaire, je reviens demain pour la suite des vantardises d'une maman fatiguante ;-)

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31 mai 2009

Surprise dans le jardin

Dodinette est revenue!  Ah ben non, pourtant j'avais bien cru reconnaitre son Dindonneau, tout à droite...

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30 mai 2009

Un mini-Zidane?

Il prend le ballon (quand on dit "au vol")..........

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Il shoote.............. (bon, il a touché terre entre les deux quand même ;-)

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... et il.......................... manque le but...  Mais vous avez vu la tête du gardien?  Il y'a de quoi déconcentrer même  le meilleur joueur non?

Premier tournoi de l'été, commencé juste après qu'il ait plu à seaux toute la nuit.  Vous auriez vu l'état du terrain (et l'état des joueurs après la première partie!!!). Les joueurs glissaient dans la boue, le ballon,  lui, n'était presque jamais hors lignes, il arrêtait dans les flaques avant... Beurk.

Et je n'ai jamais vu mon gars aussi épuisé qu'à la fin de cette journée (il en pleurait), après 4 parties où ils se sont donnés à fond.   Superbe esprit d'équipe, on va s'amuser cet été!

Posté par Mamounia à 20:35 - Enfants - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 mai 2009

Bouse de luxe

La mise en situation :  un enseignant est venu voir l'enseignant de français d'Isabelle et celui-ci lui a montré le devoir d'Isabelle et les deux se sont exclamés sur la qualité du français, bla bla bla. Là, l'autre enseignant a demandé à Isa si elle avait une soeur D.  (notre nom de famille) à l'école et Isa a dit qu'il y'avait plein de D.  à l'école. Du coup le prof a pris un air inspiré pour dire "ouais, ben c'est vrai que la bouse de vache c'est de l'engrais pis que cà fait pousser de belles plantes"... Après, il lui a demandé le nom de son père et s'il venait d'Hull.

Duh???? Isa n,a pas compris mais quand elle me l'a raconté moi j'ai compris qu'il nous traitait de bouseux??? Parce qu'il faut dire qu'il y'a deux branches de D. au Québec (au moins), dont l'une pas mal grosse qui vient de la région et l'autre, celle de Jacques, de Montréal. Il y'a même un D.  qui s'appelle Jacques aussi, qui habite à Hull et qui est pas mal croche, on reçoit souvent des téléphones de gars louches pour lui et j'espère toujours qu'ils vont me croire quand je dis qu'ils parlent au mauvais!

Et il y'a 3 filles D. de cette branche qui sont passées par l'école et qui ont assez mal tourné. Mais, peu importe, ce n'est pas une raison pour mettre tout le monde dans le même panier!!!! Tu parles d'une chose à dire!!!  Voilà la lettre que j'ai envoyé à ce nono d'enseignant :

"Cher monsieur C.,

Tout d’abord, je voulais vous remercier d’avoir félicité ma fille, Isabelle D., sur la qualité de son travail de français. C’est toujours bon pour l’estime de soi d’un enfant! 

Par contre, çà a peut-être un peu gâché le tout d’insinuer ensuite que ses parents étaient des bouseux, si j’ai bien compris votre propos philosophique qui disait en gros « c’est vrai que la bouse, c’est de l’engrais et que cà fait de bonnes plantes », ceci dit après avoir remarqué que son nom de famille était « D. » et l’avoir questionnée là-dessus. Dieu merci, Isabelle n’a pas compris l’allusion (et peut-être l’ai-je mal comprise aussi, je l’espère de tout mon coeur) et elle n’est pas non plus au courant que je vous écris cette lettre. 

Je voulais juste vous préciser, pour vous faire connaître la généalogie de la famille D., que nous sommes des bouseux de Montréal. Nous ne sommes pas riches, d’accord, notre richesse consiste en nos 5 enfants et il faut croire que nous avons une bouse exceptionnelle puisque notre plus vieux vient de finir son Cégep en Sciences de la Nature après avoir fait ses études au Programme International, notre fille, Catherine, finit son secondaire V après avoir accumulé méritas sur méritas – elle est dans la liste des élèves nominés pour l’Élève de l’Année - et gagné de nombreux concours en art (dont celui de la couverture de l’agenda cette année et peut-être de celui de l’année prochaine), notre fille Isabelle a aussi gagné de nombreux méritas dont ceux de la meilleure élève de son niveau cette année en histoire et en français, notre garçon Emmanuel entre au collège privé après avoir fait ses études primaires au programme International de l’école du Mont-Bleu et notre plus jeune, adoptée en Haïti, réussit aussi très bien dans ses études en 4ème année. 

Eh oui, on doit avoir une maudite bonne bouse!!! Il faut dire que cela aide d’avoir un papa-bouseux physicien nucléaire et une maman-bouseuse qui a un baccalauréat en psycho-éducation et un certificat en lettres françaises. On n’a plus la bouse qu’on avait il faut croire. 

J’en ris (un peu jaune quand même) car nous ne faisons pas partie de la branche D. de Hull que vous avez glorieusement insultée. Si nous en avions fait partie, cela aurait été une autre paire de manches et je vous conseille à l’avenir de faire attention aux propos que vous tenez devant les enfants, j’ai trouvé celui-là particulièrement déplacé, insultant, injuste et bourré de préjugés (et je ne parle pas du manque d’éthique professionnelle). Autant de choses que nous ne voulons pas que nos enfants apprennent à l’école, n’est-ce pas? 

Je suis certaine que vous êtes un très bon enseignant et que ces mots vous ont échappé mais je voulais clarifier la situation avec vous. Croyez-moi que si j’ai mal compris vos propos, je serai la première à m’excuser de vous les avoir attribués! 

Sans rancune,

Fabienne et Jacques D."

Bien hâte de voir s'il va me répondre et comment il va se justifier!!

 


 


Posté par Mamounia à 22:41 - Défoulement - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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